La force d’une équipe, quelle qu’elle soit, se mesure toujours à l’aune de toutes ses forces vives. D’individus qui, chaque jour, s’investissent pleinement pour faire triompher un projet. C’est ce travail quotidien opiniâtre de ces hommes et ces femmes, qui parfois agissent dans l’ombre, que nous avons voulu mettre en lumière et qui rendra notre équipe performante lors de la 35e Coupe de l’America.

Bermudes, nous voilà !

Groupama Team France se trouve désormais aux Bermudes, où le défi français participera, à partir du 26 mai prochain, à la 35ème édition de la Coupe de l’America. Découvrez les principales étapes-clefs qui ont mené l’équipe de France depuis l’étape de Toulon en septembre dernier, jusqu’au lieu de la compétition.

SEPTEMBRE 2016 : TOULON, SUCCÈS POPULAIRE

L’étape du circuit préliminaire, qui se déroula à Toulon les 9, 10 et 11 septembre derniers, n’est déjà plus qu’un formidable souvenir.

Dans le Var, la Coupe de l’America aura été, durant trois jours, une magnifique fête populaire. Sur l’eau comme à terre, ce sont 1 500 bateaux de plaisance autour des zones des régates qui ont été recensés, tandis que pas moins de 200 000 personnes avaient fait le déplacement durant le week-end. Mais Toulon appartient désormais au passé et, depuis, Groupama Team France a poursuivi sa préparation à la Coupe de l’America en Bretagne.

SEPTEMBRE-DÉCEMBRE 2016 : LANVÉOC-POULMIC, TERRE D’ACCUEIL

Après Toulon donc, et jusqu’au 18 décembre dernier, l’équipe navigante ainsi que les départements Technique et Logistique de Groupama Team France, ont pris leurs quartiers à l’École Navale de Lanvéoc-Poulmic, en rade de Brest, pour s’entraîner et faire évoluer le Class AC Test.

Ce dernier est composé à 90% des pièces qui constitueront le bateau définitif (Class AC) qui courra à partir de mai prochain. Trois mois par ailleurs entrecoupés par l’ultime étape du circuit préliminaire au Japon, du 18 au 20 novembre derniers.

JANVIER 2017 : PLACE AU BATEAU DÉFINITIF

Dès le 19 décembre 2016, le matériel des différents départements de Groupama Team France, entreposé à Lanvéoc, a été démonté pour prendre place à bord de plusieurs containers qui prennent la direction des Bermudes. De son côté, le bateau-test a rejoint Vannes et le chantier de Multiplast, afin de lui ôter ses coques pour lui poser celles du bateau définitif plus longues de 1,50 mètre du bateau définitif. La préparation des marins de Groupama Team France s’est poursuivie à Quiberon au mois de janvier et au tout début de février 2017, où Franck Cammas et ses hommes se sont rendus à deux reprises pour s’entraîner durant plusieurs jours sous format match-racing à bord de GC32. Entre ces deux sessions, l’équipe navigante s’est déplacée à Chamonix où elle a, durant six jours, peaufiné sa condition physique et la cohésion d’équipe.

À partir du 19 janvier, le Class AC concourant pour la 35e Coupe de l’America, fut placé dans plusieurs containers, jusqu’à son départ le 22 janvier par la mer pour les Bermudes, où il est arrivé 
mi- février 2017. Dès le lendemain, l’équipe, elle aussi sur place depuis le 13 février, a attaqué le montage du bateau.

MARS 2017 : DERNIÈRE LIGNE DROITE

Place ensuite à une dernière phase de réglages du bateau, avant une première navigation aux Bermudes à bord du catamaran, début mars 2017. Les dernières semaines d’avant compétition serviront à la montée en puissance de Groupama Team France, jusqu’au début des phases finales de cette 35e Coupe de l’America qui commenceront le vendredi 26 mai 2017. Une date à retenir à tout prix puisque Groupama Team France ouvrira alors le bal des Qualifiers face au Defender Oracle Team USA : Alea jacta est !

L’union fait la force

C’est à Lanvéoc-Poulmic, en rade de Brest, au cœur de l’Ecole navale où Groupama Team France avait pris ses quartiers d’août à décembre 2016, que nous avons suivi durant 24 heures, le travail des membres des différents départements qui forment l’équipe de France. Top chrono.

7H00  Arrivée à l’École Navale

Le visiteur qui franchit les portes de l’École Navale pour la première fois, peut en témoigner : avant de pénétrer à l’intérieur de ce site placé sous haute surveillance pour rejoindre le camp de base de Groupama Team France, il lui aura fallu s’armer de patience. Et montrer patte blanche devant le poste de sécurité, où des gardes contrôlent scrupuleusement tous les véhicules qui entrent et sortent, et l’identité de chacun. Sans badge ou autorisation officielle, l’accès à l’enceinte est ainsi strictement interdit, et donc impossible. Pour cause, l’entrée est conjointe avec la Base Aéronavale. Après vingt bonnes minutes de vérifications en tout genre de la part de la gendarmerie, notre blanc-seing est enfin en poche et la journée auprès de Groupama Team France peut maintenant démarrer.

8H00  Briefing équipe technique

À quelques encablures de la salle de sport, comme tous les matins, le responsable du Shore Team, Ben Wright, regroupe autour de lui une vingtaine de personnes pour un point rapide autour du programme de la journée, dans un hangar glacial, ouvert aux quatre vents. « Aujourd’hui, les conditions météo sont bonnes, on va naviguer », prévient Ben de sa voix calme. 15 minutes, pas davantage, la feuille de route individuelle et collective est tracée, au boulot.

8H00  Salle de sport

Les navigants sont en sueur. Dans la salle de musculation, l’équipage peaufine sa condition physique. Le programme est à la carte, en fonction du rôle de chacun sur le bateau, de ses besoins. Franck Cammas martyrise un rameur, tandis que ses équipiers soulèvent de la fonte. Les traits se tirent, les corps se raidissent. On multiplie les exercices, on s’encourage. Olivier Herledant, l’un des grinders de l’équipage français, insiste sur l’importance de ces séances : « Le critère physique est indispensable car il permet en course de pouvoir fournir assez d’énergie au bateau afin de naviguer dans de bonnes conditions, en étant en pleine possession de nos moyens. » Une assertion à nouveau prolongée par son collègue Thomas : « Depuis un an, on s’entraîne chaque jour en salle, en plus de la navigation, en suivant le programme à la carte concocté par notre préparateur physique Neil Mclean, afin d’être au top en arrivant aux Bermudes. »

Omelette au reblochon, pour bien démarrer la journée

 9H00  Prendre des forces

La chaleur qui règne dans le réfectoire tranche avec la froideur du dehors où le mercure affiche 0°. Attablée, l’équipe navigante attaque un copieux petit-déjeuner : « Omelette au reblochon, pour bien démarrer la journée » lance goguenard le grinder Nicolas Heintz, bientôt rejoint par le tacticien Thomas le Breton, espiègle lui aussi : « C’est que ça mange un doberman ! ». Les rires des marins claquent jusque dans la cuisine de Yoann, le maître des lieux.

11H00  Mise à l’eau du bateau

Le Class AC Test est prêt à être mis à l’eau pour un entraînement grandeur nature. 32 000 heures nécessaires à la construction de ce bijou de technologie sont maintenant à la merci de la flèche de cette grue… qui happe le catamaran avant de déposer ses 13,45 mètres de long en douceur sur les flots. Élise, du haut des 23,60 mètres de l’aile, procède aux derniers réglages. C’est parti. Sur un plan d’eau aux caractéristiques proches de celui que l’équipage trouvera aux Bermudes, le bateau français file comme le vent pour finir par s’envoler, littéralement.

 

 12H30  Ô temps, suspends ton vol !

Les marins semblent n’être plus que de frêles figurines, bondissant d’un bord à l’autre de l’engin et enchaînant les manœuvres avec une dextérité d’enfants de la balle. Moments de grâce, où le temps suspend son vol. En embuscade sur d’autres embarcations, une nuée de techniciens et ingénieurs de Groupama Team France n’en perd pas une miette. Les données récoltées durant ces entraînements sont un bien précieux en vue des améliorations à apporter avant le premier duel, en mai prochain…

15H00  Différents métiers, un seul but

Retour au sein des différents hangars Groupama Team France. Hommes et femmes s’affairent avec le plus grand sérieux mais dans une ambiance bon enfant et un enthousiasme palpable. Sur la base bretonne, tout est question de savoir-faire : usinage, hydraulique, accastillage, électronique… chaque équipier de chaque département œuvre pour un but commun : faire progresser chaque jour l’équipage et le bateau. Ben Wright précise : « Au quotidien, nous agissons en fonction des priorités, de l’urgence que commande une situation. S’il y a de la casse, sur le bateau par exemple, après une sortie, il faut réparer dans la foulée. Nous sommes dans la réactivité mais aussi dans l’innovation, en construisant et en testant de nouvelles pièces toujours plus fiables, en conditions réelles de navigation. »

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Participer à la Coupe de l’America est un rêve qui se réalise

16H00  Peintres et ingénieurs dans le même bateau

Chez Groupama Team France, la maîtrise apportée par l’expérience des uns côtoie l’insouciance et la fougue de la jeunesse des autres. Telle celle d’Alois Fayot, membre du département Composite, qui mesure sa chance de faire partie de cette extraordinaire aventure : « Participer à la Coupe de l’America est un rêve qui se réalise. Je suis très jeune et ici j’apprends tous les jours, au contact des autres. Et puis, lorsque le bateau navigue, je regarde avec attention et appréhension les pièces sur lesquelles j’ai travaillé et ça me rend fier. »

16H30  Retour à bon port

Tel un mirage, l’extraordinaire silhouette du Class AC Test qui rentre à bon port, se dessine au loin. Après plus de quatre heures de navigation, l’entraînement quotidien de l’équipage français touche à sa fin. Avec les mêmes précautions prises que lors de sa mise à l’eau, le bateau est alors remis sur le bitume, puis dans son hangar, où une armée de techniciens et ingénieurs va maintenant en scruter chaque centimètre carré et procéder à une analyse minutieuse des données enregistrées durant la navigation. Les marins eux, arborent un large sourire : la séance du jour a manifestement été instructive et ces hommes, ça saute aux yeux, ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils exercent leur passion, sur l’eau.

 17H00  Sous la même voile

Tandis que l’équipe navigante débriefe autour du bateau, passage par la voilerie, où, là aussi, on bosse dur. Gwénolé Bernard, ingénieur Aile, nous affranchit sur sa mission : « Je supervise l’ingénierie de l’aile du bateau, du contrôle système jusqu’à sa structure. Je travaille en relation étroite avec Nicolas (De Castro) qui est lui directement en contact avec les fournisseurs et suit la qualité des chantiers. » Nicolas justement, bien que d’origine suisse, tient aussi à rappeler son attachement au drapeau tricolore : « Je vis en Bretagne depuis 15 ans, ma femme est française, notre fils aussi, alors je me sens moi-même un peu français. Reste qu’au- delà de cet aspect, c’est l’aventure technique et technologique liée à la Coupe de l’America qui me fait vibrer. »

18H15  Débriefing et convivialité

La nuit est presque tombée sur Lanvéoc-Poulmic mais la fourmilière Groupama Team France continue de se dépenser. Depuis de longues minutes, Franck s’est enfermé dans un petit préfabriqué avec ses coaches, ses équipiers et ses ingénieurs afin de faire un point global sur cette journée de navigation et produire le planning du lendemain. À l’extérieur, de petits groupes, tous départements confondus, se sont formés. Pour discuter et pour rire, après une journée de labeur : « Qui est chaud pour prendre un verre ce soir ? » propose avec enthousiasme une voix dans la pénombre. Le lâcher prise n’est plus très loin.

19H30  Le calme après la tempête

L’ombre givrée et parfaitement alignée formée par les futurs officiers de carrière de la Marine nationale, s’évapore dans les allées de l’École Navale. On avait presque fini par oublier qu’on se trouvait sur une base militaire. Sur la partie du site réservée à Groupama Team France, les hangars sont devenus inanimés. Le calme après la tempête, pour la bonne cause : direction la cuisine du chef Yoann, où du poisson frais s’est invité à la carte.

20H00  Après l’effort…

Je suis épuisé mais personne n’en saura rien. Comment se plaindre quand, chaque jour, de l’aube jusqu’au soir, chaque membre de Groupama Team France travaille d’arrache-pied depuis de longues semaines, avec ce même sourire en bandoulière ? Une énergie inébranlable, qui s’exerce toujours une fois le dîner servi, sous forme de buffet. À la bonne franquette, chacun vient alors se servir généreusement au fond des plats en inox déposés par le chef cuisinier Yoann, aux quatre coins du réfectoire. Poisson, viande maigre, salsifis, tomates, pommes de terre et haricots verts… tout le monde y trouvera son bonheur.

21H00  Carpe diem

Le bruit des couverts et des conversations qui s’entrechoquent a maintenant fait place à une atmosphère plus feutrée, presque intimiste. Devant une tasse de café fumant, Bruno Dubois glisse, dans un murmure : «On a tous énormément travaillé depuis des mois, maintenant, on a vraiment hâte d’être aux Bermudes pour en découdre ». Un chuchotement partagé par les 70 personnes qui forment l’équipe Groupama Team France.

TRIANGLE D’EXPERTS

Une compétition aussi difficile que la Coupe de l’America demande nécessairement, et dans bien des domaines, un soutien quotidien de la part d’experts en mesure d’apporter à l’équipe navigante ce petit truc en plus capable de faire la différence une fois en course. C’est le cas de Bertrand Pacé, Neil McLean-Martin et Alexis Landais, respectivement coach, préparateur physique et préparateur mental des marins du dé français.

C’est un travail mené dans l’ombre et pourtant au plus près de ceux projetés en pleine lumière. Celui de Bertrand Pacé, Neil McLean-Martin et Alexis Landais, trois hommes clefs dans la préparation de nos marins. Préparation au pluriel, puisqu’elle a permis, depuis le début de l’histoire en 2015, à Franck Cammas et à ses hommes de s’améliorer techniquement, mais également de se renforcer physiquement et mentalement.

Nous avons questionné chacun de ces trois experts, afin qu’ils nous expliquent leur rôle, et nous fassent partager leur quotidien auprès des navigants du défi français. Qu’ils nous livrent aussi, leur sentiment sur l’aventure humaine qu’ils vivent ensemble depuis des mois et cette recherche constante de l’excellence.

Bertrand, le coach, marin et tacticien hors-pair, qui connaît la Coupe de l’America sur le bout des doigts, pour y avoir déjà participé à six reprises. Neil, le préparateur physique anglais, qui sculpte les corps de nos marins et dont le professionnalisme et l’enthousiasme sont hautement contagieux. Alexis enfin, ancien judoka de haut niveau et désormais préparateur mental des membres du défi français. Trois hommes humbles mais déterminés, animés par une seule idée : que l’équipage français soit prêt à tout donner lors de la phase finale aux Bermudes, à partir du 26 mai prochain.

BERTRAND PACÉ

Marin d’expérience, grand spécialiste de la Coupe de l’America, Bertrand Pacé était l’homme tout désigné pour devenir le coach de l’équipage Groupama Team France. Entretien avec un entraîneur qui force le respect.

Bertrand Pacé, en quoi consiste votre rôle auprès de l’équipage Groupama Team France ?

Je porte deux casquettes. La première, consiste à préparer les séances d’entraînement sur l’eau, à apporter ma pertinence dans les réglages, dans l’utilisation technique et tactique du bateau. La seconde, est davantage liée à l’analyse des performances du bateau et de l’équipe navigante et, par conséquent, à trouver les clefs pour améliorer leur efficacité.

Une journée-type de Betrand Pacé avec l’équipage, ça ressemble à quoi ?

Chaque soir, je prépare les points que je présenterai le lendemain matin à l’équipage, en fonction de la météo rencontrée. Puis, on se réunit et on évoque les deux-trois axes techniques et tactiques que l’on va développer au cours de la journée sur l’eau, en priorisant toujours la préparation du bateau et la navigation. Ensuite, nous débriefons la journée tous ensemble pour en tirer des enseignements. Je m’entretiens aussi régulièrement avec le coach physique Neil McLean-Martin, afin de trouver, en fonction de nos programmes respectifs, le meilleur dosage des charges de travail pour l’équipage.

Bertrand, vous connaissez très bien Franck Cammas, est-ce un atout pour vous ?

Vous savez, au-delà de ses qualités de marin hors-pair, Franck est quelqu’un de très intelligent, de très scientifique, également très compétent dans le domaine technique et celui de la préparation d’un bateau. Dans une compétition telle que la Coupe de l’America, son profil est donc un énorme atout pour toute l’équipe.

Les bateaux ont énormément évolué au fil des éditions de la Coupe de l’America. Quelle est votre vision à ce sujet ?

Bien sûr, cette compétition est en perpétuelle évolution. J’ai commencé à participer à la Coupe de l’America en 1987 sur des bateaux de 12 mètres qui naviguaient à sept nœuds, contre 50 aujourd’hui… En 2007, il y avait 17 marins sur chaque bateau, ils ne sont plus que six pour cette édition 2017. Les régates aussi ont beaucoup changé au fil des ans, elles pouvaient durer deux heures dans le passé et plus que vingt minutes désormais. Cependant, il y a une règle immuable depuis la première édition : le trophée de la Coupe de l’America est toujours attribué au bateau qui aura été le plus rapide.

Cette part prépondérante prise par la technologie dans les bateaux de la Coupe vous gêne-t-elle ?

Non, je ne suis pas un réac’. Savoir tirer le meilleur parti d’un bateau qui courra la phase finale aux Bermudes, avec beaucoup d’électronique et d’hydraulique à bord, est un exercice extrêmement technique mais passionnant. En revanche, ce qui m’ennuie davantage, c’est que le nouveau format de la Coupe a d’abord été pensé pour servir les intérêts de la télévision. Autrement dit, l’aspect stratégique d’une régate, la gestion du vent, le bon timing pour gêner l’adversaire, etc., ne sont plus aussi prégnants qu’auparavant. Il n’empêche, la Coupe de l’America continue de me faire rêver et j’ai toujours la même envie de la gagner.

Comment jugez-vous la progression de l’équipe navigante depuis le début du circuit préliminaire jusqu’à ce jour ?

Nous sommes sur la bonne voie. Nous avons longtemps souffert de ne pas disposer d’un véritable bateau d’entraînement, mais, depuis le 9 août dernier et la première navigation à l’École Navale de Lanvéoc-Poulmic à bord du Class AC Test, nous sommes en net progrès. La meilleure preuve a été donnée à Fukuoka, au Japon, lors de la dernière manche du circuit préliminaire en novembre dernier, où nous avons été la seule équipe à « voler ».

Quelles sont les forces de cet équipage ?  

Notre équipe est d’abord sportivement très homogène. Nous disposons de gars vraiment costauds et qui sont de très bons régatiers. Nos techniciens, qui gèrent le bateau au quotidien, sont également très compétents. Au final, bien que peu nombreuse, je crois que notre équipe est très performante.

La Coupe, c’est aussi une sacrée aventure humaine…

Absolument. Il s’agit d’une compétition vraiment très difficile et qui demande chaque jour un gros investissement de la part de chacun. Nous travaillons tous très dur pour progresser, et tous ces sacrifices qui tendent vers un but commun renforcent forcément l’esprit de groupe. C’est aussi une véritable fierté personnelle. La preuve, c’est ma septième participation à la Coupe de l’America (il rit). Vous savez, j’adore être sur l’eau et la dimension technique de la voile me passionne, mais ce que j’aime par- dessus tout dans cette compétition, c’est cette recherche constante de l’excellence, à tous les niveaux. C’est très enrichissant.

Autrement dit, vous progressez vous-même au contact des autres ?

Indéniablement. Évoluer aux côtés d’un type comme Franck Cammas, c’est quelque chose de génial. Notre complicité me fait beaucoup progresser. Ce constat est valable avec les autres membres de l’équipe. Honnêtement, je crois que je progresse dans tous les domaines depuis le début de l’aventure. Modestement, j’essaye de leur rendre cette confiance en mettant moi- même un maximum de passion et d’engagement dans mon travail avec eux.

Quels sont désormais vos impératifs jusqu’au premier duel face à Oracle Team USA ?

Notre premier objectif est de commencer à s’entraîner aux Bermudes avec notre bateau à partir de début mars. Il faudra alors très vite s’acclimater au bateau et au plan d’eau. Par ailleurs, nous allons aussi nous attacher à scruter nos adversaires qui navigueront également aux Bermudes, à les observer avec la plus grande attention afin d’en tirer des enseignements à même de servir nos propres intérêts. Enfin, il faudra en permanence garder à l’esprit la date du 26 mai prochain, celle de notre premier duel face à Oracle. 
J’y crois, même si notre tâche, chacun en est conscient, sera très difficile. Tout est envisageable, il n’y a pas de limite à la performance. Nous avons les moyens techniques et humains de réaliser de grandes choses aux Bermudes.

Malgré son statut d’oustider, Groupama Team France peut-il frapper un grand coup lors de la phase finale ?

J’y crois, même si notre tâche, chacun en est conscient, sera très difficile. Pourquoi ne pas croire que notre défi sera en mesure de battre Oracle aux Bermudes alors que l’équipe japonaise y parvient régulièrement ? Tout est envisageable, il n’y a pas de limite à la performance. Nous avons les moyens techniques et humains de réaliser de grandes choses aux Bermudes.

NEIL MCLEAN-MARTIN

L’enthousiasme du préparateur physique de Groupama Team France Neil McLean-Martin, le rend d’emblée sympathique. L’ami anglais, avec qui on irait volontiers boire un verre dans un pub, histoire de refaire le monde. En attendant, nous l’avons interrogé sur son rôle auprès de l’équipe navigante.

Neil, quelles sont les spécificités dans la préparation physique des marins qui naviguent sur ces bateaux volants de la Coupe de l’America ?

Les bateaux utilisés pour la Coupe de l’America n’ont rien à voir avec des bateaux classiques. Mon travail de préparateur physique auprès des navigants est ainsi spécifique et repose, lors de nos deux séances quotidiennes, cinq jours par semaine, notamment sur ce qu’on appelle la tolérance lactique. Autrement dit, puisque le but est de créer de la puissance pour le bateau, il faut donc trouver le seuil de tolérance physique de chacun, car les efforts demandés pour les marins sur le bateau durant une régate de vingt minutes sont particulièrement violents, notamment pour les quatre grinders. Chaque athlète doit donc être hyper robuste pour pouvoir enchaîner plusieurs régates au même rythme, mais également être capable de parfaitement récupérer dans un laps de temps très court.

Chaque marin fait-il l’objet d’une préparation physique à la carte, selon son poste sur le bateau ?

Absolument, mais la préparation est également fonction de la nature intrinsèque de chaque individu, de sa physiologie. Nous travaillons aussi différemment en fonction des périodes, du planning. Lorsque les marins passent 4 ou 5 heures sur l’eau, la préparation physique à terre est forcément plus réduite.

En outre, au-delà de la progression physique de chacun, mon rôle est de tout faire pour éviter qu’un navigant ne se blesse. La répétition des gestes notamment, est un risque réel de blessure. Vous savez, depuis que les marins s’entraînent sur le Class AC Test, ils ont totalisé la bagatelle de 150 heures de réalisation des mêmes gestes. Mon job réside donc aussi dans l’alternance des exercices, dans le calcul des charges. Mais aussi, dans la gestion de la récupération, et dans celle du stress lorsque les navigants enchaînent les séances sur l’eau.

Hormis les séances en salle et sur l’eau, vous vous êtes aussi préparés en montagne, à Chamonix, pourquoi ?

Oui, nous avons effectué trois stages à Chamonix. L’idée était de faire sortir les gars de leurs zones de confort, de voir leurs réactions dans la difficulté, en pratiquant des activités qu’ils ne connaissent pas telles que le ski de randonnée ou la course d’orientation en raquette ou en ski de fond. Nous commencions chaque journée par deux heures de musculation, puis nous enchaînions avec des activités en plein air. Nous avons aussi bossé l’esprit d’équipe, à l’occasion de l’ascension du Petit Flambeau, réalisée en cordée… Ces stages ont été très bénéfiques.

Quelles sont, potentiellement, les situations où le risque de blessure pour les marins est important ?    

Lorsque nous devons faire face à des voyages avec des décalages horaires, des changements de température importants ou des semaines d’entraînements plus ou moins intensives. Je dois alors veiller au bouleversement des capacités physiques et motrices de chacun, à la fatigue aussi. En amont, nous pouvons changer nos horaires d’entraînement, de prise de repas, afin d’habituer les corps à ces changements à venir. J’échange d’ailleurs pas mal sur ce sujet avec des préparateurs d’équipes olympiques, notamment celles de judo et d’aviron, qui nourrissent ma réflexion de leurs expériences.

Vous échangez également avec Yoann Lavarec, le cuisinier du défi français, et Alexis Landais, le préparateur mental de l’équipage.

Tout à fait, cela répond toujours à cette volonté d’accroître, d’améliorer les performances humaines de chacun des membres de l’équipage. Vous me parlez d’Alexis, j’estime que c’est essentiel de l’avoir dans notre équipe car je suis convaincu que le facteur psychologique est indispensable à la performance d’un athlète. On parle beaucoup des performances du bateau, et c’est logique, mais il ne faut pas perdre de vue que le facteur humain reste au centre de notre sport et de cette compétition.

Je suppose que dans votre agenda, vous avez coché la date du 26 mai, celle du premier duel aux Bermudes face à Oracle Team USA ?

Évidemment. Et mon travail est ainsi de faire en sorte que l’équipe navigante soit au top de ses capacités une fois aux Bermudes, en agissant sur le métabolisme de chacun, en travaillant dans le détail l’hypertrophie des corps, l’agilité, ou encore la vitesse et la puissance… Nous avons pour ce faire un planning parfaitement étudié, avec une montée en puissance graduelle, jusqu’au pic du 26 mai 2017.

La technologie est-elle aussi une aide précieuse dans votre travail ?

C’est une certitude. Notamment dans la démonstration chiffrée, via des équipements dédiés, des progrès réalisés par chacun ; mais aussi pour prévenir les risques de blessures. Qu’il s’agisse des mesures liées à l’Indice de Masse Corporelle (IMC), en passant par la saturation en oxygène ou encore la raideur des mouvements, chaque donnée, chaque courbe des marins est régulièrement mesurée, analysée, comparée, et discutée ensuite avec chacun d’entre eux car leur « feed-back » est précieux, au même titre que leur adhésion au programme.

Ces marqueurs permettent aux navigants d’évoluer en toute confiance, et d’avoir conscience des progrès physiques et techniques réalisés au fil des semaines, ou des points qu’il reste à améliorer. Toutes ces données me servent aussi à tracer le chemin idéal, à adapter une partie de mon programme, en fonction des résultats obtenus. Vous savez, chaque détail compte, même dans les gestes de la vie quotidienne, comme réaliser le mouvement juste pour se brosser les dents, afin de faire travailler correctement les épaules. Bon, j’admets que c’est quelque peu intrusif et que, pour les navigants, c’est forcément parfois un peu pénible (il éclate de rire).

Devez-vous aussi veiller à maintenir l’unité de groupe, l’esprit d’équipe ?

Oui, il est fondamental de travailler dans une bonne ambiance, de rire ensemble. L’équipe travaille très dur chaque jour et a parfois besoin de décompresser. Je pense que l’une des clefs de la réussite collective est de pouvoir alterner les moments où il est indispensable de bosser hyper sérieusement, et ceux où il est impératif de lâcher prise, de se vider la tête. J’avoue que j’ai beaucoup de chance de travailler avec des types très professionnels mais qui savent intelligemment trouver les moments où il est nécessaire d’adopter un ton plus léger.

Dernière question Neil, êtes-vous confiant pour obtenir un bon résultat aux Bermudes ?

Je suis confiant. On va tout donner aux Bermudes. Quoi qu’il arrive durant la phase finale, je serai vraiment super fier des gars. Depuis le premier jour, on garde l’humilité et le réalisme nécessaires, en se disant qu’on va faire le maximum et qu’ensuite on verra bien ce qui arrivera. En France, vous avez un proverbe que j’aime beaucoup et qui dit « Impossible n’est pas français ». C’est aussi devenu le mien.

ALEXIS LANDAIS

Diplomé de l’INSEP (Institut National du Sport de l’Expertise et de la Performance) Alexis Landais est un expert en profession mental. Ancien judoka de haut niveau, il nous décrypte son travail auprès de l’équipage Groupama Team France.

Alexis, à l’issue de votre carrière de judoka, pourquoi êtes-vous devenu expert en préparation mentale ?

Lorsque j’ai mis un terme à ma carrière de judoka, j’ai tiré un bilan personnel et en ai conclu que pour aller encore plus haut, la dimension mentale m’avait fait défaut à des moments-clefs. J’ai ensuite pas mal échangé sur le sujet avec des sportifs, notamment ceux de l’INSEP, qui m’ont confirmé que l’aspect mental était assez peu exploité en France. Cela m’a conforté dans mon choix de vouloir aider les sportifs, en cherchant à optimiser leurs performances mentales.

Comment avez-vous intégré Groupama Team France ?

C’est d’abord Neil McLean-Martin, le préparateur physique de l’équipe, qui m’a contacté. J’ai ensuite rencontré Bruno Dubois, Bertrand Pacé et Franck Cammas pour leur exposer mon mode de fonctionnement. Je découvrais l’univers de la voile, néanmoins nos premières rencontres se sont très bien déroulées et j’ai intégré l’équipe de France en juin 2016.

Globalement, en quoi consiste votre travail auprès des navigants ?

Leur apprendre à gérer la fatigue mentale qui s’accumule au fil de la préparation et de la compétition, afin d’accroître par conséquent leurs capacités physiques. C’est un travail mental spécifique et individualisé qui doit aider chaque marin à améliorer son temps de réaction et sa gestion de la pression;mais également sa capacité à reproduire des manœuvres avec la même réussite. L’optimisation de ces actions individuelles doit ainsi permettre, c’est le but, d’obtenir la meilleure coordination collective.

J’ai aussi travaillé en individuel avec  Franck, l’objectif était de lui faire prendre conscience que son équipe était au top de sa préparation et de son exécution, afin que lui se concentre exclusivement sur ses choix tactiques et stratégiques.

Au départ, avez-vous été accueilli avec circonspection par les navigants ?

Pas du tout. Je n’ai ressenti aucune méfiance de la part des navigants, juste de la saine curiosité. On m’avait dit que les marins étaient des « taiseux » mais j’ai découvert au contraire des équipiers qui parlent aisément et qui sont ouverts à l’autocritique. Le petit plus est que je suis moi-même un ancien sportif, je parle donc le même langage qu’eux, ça aide. Aujourd’hui, un sportif, quelle que soit la discipline, intègre parfaitement les enjeux, et sait donc quels bénéfices il peut retirer d’une bonne préparation mentale, au même titre qu’une préparation physique ou diététique. Certains sportifs français, notamment ceux qui ont participé aux derniers JO de Rio, ont d’ailleurs témoigné de l’apport de la dimension mentale dans leurs performances.

Un de vos exercices avec les navigants repose sur la visualisation mentale. De quoi s’agit-il ?

L’entraînement sur l’eau étant prioritairement dédié au développement des performances du bateau, l’idée est de pouvoir reproduire à terre ce que vivent les navigants en mer. Concrètement, l’exercice consiste à demander aux marins de se projeter sur une manœuvre, tout en exécutant en même temps une ou deux tâches supplémentaires. Le tout, avec la même efficacité.

Quels sont les marqueurs vous permettant d’apprécier l’efficacité de votre travail auprès des navigants ?

Ce n’est pas simple de rationaliser ce travail mental. Pour y parvenir, les tests que je fais passer aux marins ne servent ainsi pas seulement à leur entraînement mais sont aussi des indicateurs et des évaluateurs, afin qu’individuellement et collectivement ils prennent conscience des progrès et de ceux qu’il leur reste à accomplir.

Une préparation mentale réside-t-elle aussi dans le dialogue que vous avez avec l’équipage ?

Bien entendu, le bénéfice d’une préparation mentale provient aussi des temps d’échanges, individuels et collectifs, que j’ai avec les marins, ce qui les amène parfois à une vraie remise en question. À partir d’une situation, positive ou négative, je les aide à tirer les fils, à analyser, pour leur permettre d’être encore meilleurs à l’avenir, en reproduisant ou en corrigeant ce qui doit l’être.

La gestion du temps, l’éloignement de son cadre de vie, de sa famille, sont-ils aussi des sujets abordés avec les navigants ?

Oui, nous pouvons aborder ces sujets lors de nos échanges individuels. Je leur rappelle ainsi la raison pour laquelle ils sont ici, ce projet commun de performance de très haut niveau qui est le leur et qui demande, sans doute, de faire certains sacrifices.

Travaillez-vous en étroite collaboration avec les deux autres coaches de l’équipe ?

Absolument, en totale collaboration et transparence avec Bertrand et Neil, c’est un vrai travail d’équipe. Avec Neil notamment, nous croisons souvent nos exercices, physique et mental. Cependant, j’exerce dans un cadre de confidentialité avec les navigants et je ne fais remonter aux autres coaches que les informations d’intérêt général, jamais les confidences d’ordre privé.

Bruno Dubois : « L’équipe prime sur tout le reste »

C’est en décembre dernier, dans un bâtiment de l’École Navale de Lanvéoc-Poulmic, où le défi français peaufinait sa préparation pour les Bermudes, que Bruno Dubois, Team Manager de Groupama Team France, nous a accordé un long entretien. Rencontre avec un leader naturel, guidé par la passion.

Bruno Dubois, quel fut votre parcours professionnel avant d’intégrer Groupama Team France ?

J’ai travaillé durant 25 ans pour North Sails, le fabricant de voiles de bateaux et, en parallèle, je courais, j’étais marin professionnel. À partir de 2013, j’ai pris la direction de l’équipe franco-chinoise Dongfeng pour participer à la Volvo Ocean Race, une course autour du monde où nous avons terminé à la troisième place lors de l’édition 2014/2015. Puis vous avez rejoint Groupama Team France.

Comment votre arrivée s’est- elle décidée ?

Lors d’une escale de la Volvo Ocean Race 2014/2015 à Lorient, Franck Cammas, que je connaissais déjà pour avoir travaillé sur les voiles de plusieurs de ses bateaux Groupama, m’a proposé de prendre la direction du défi français pour la 35e édition de la Coupe de l’America. J’ai immédiatement accepté et embarqué dans l’aventure, sans même pouvoir faire de break (il rit).

C’est la magie de la Coupe de l’America qui a été le déclencheur ?

Pas exactement, car j’ai déjà participé à trois Coupes de l’America, essentiellement en tant que responsable des voiles. J’ai donc d’abord accepté parce qu’il y avait Franck Cammas comme skipper, pas parce que c’était la Coupe de l’America.

Quelles sont les spécificités liées à la Coupe de l’America ?

La Coupe de l’America demande une implication et un degré d’exigence constants. On parle d’une compétition de très haut niveau qui génère pour chaque pays qui y participe, un certain nombre de contraintes sportives, technologiques et de budget. Au final, c’est celui qui parvient à éliminer les problèmes qui se dressent devant lui qui gagne.

Bruno, la voile et vous, c’est une longue histoire ?

Oui, ma carrière de marin m’a notamment conduit à évoluer en Finn et en Laser durant de nombreuses années. Après des études scientifiques, j’ai aussi passé trois ans à convoyer des bateaux au Brésil et aux Antilles, pour gagner un peu d’argent. Des économies qui m’ont ensuite permis de me payer mon bateau pour participer à la mini-transat que j’ai gagnée dans ma catégorie, en 1983. À mon époque, il était très difficile de vivre de la voile en tant que navigant, j’ai donc aussi appris, en parallèle, à fabriquer des voiles, jusqu’à devenir vice-président du Groupe North Sails.

Votre famille baignait-elle aussi dans ce milieu ?

Pas du tout. J’étais certes immergé dans l’univers du sport mais mon père était joueur professionnel de football, en Belgique (Bruno Dubois possède la double nationalité belge et canadienne, ndlr). Certains diront alors que j’ai choisi la voile, en opposition à la vie organisée autour du foot que vivaient au quotidien mes parents (il en sourit). Toujours est-il que, chaque été, lorsque mon père ne jouait pas, nous partions au soleil, au bord de l’eau, et c’est ainsi que j’ai commencé à pratiquer la voile.

Où en est la voile professionnelle française aujourd’hui ?

Je dirais qu’il y a à ce jour trois pays dans le monde qui sont en avance en matière de voile. La Nouvelle-Zélande et la France, très proches au niveau du style de navigation et dans l’approche économique de ce sport, avec une politique davantage axée autour de sponsors et de partenaires plutôt qu’avec des milliardaires. Enfin l’Angleterre, avec des hauts et des bas, mais qui est parvenue pour cette 35e Coupe de l’America à fédérer tout un pays autour de son projet. Pour être plus précis concernant la France, la voile professionnelle se porte très bien. Il n’y a qu’à voir l’ampleur de sa participation dans toutes les compétitions mondiales et les résultats qu’elle y obtient. Le dernier Vendée Globe est d’ailleurs la meilleure preuve de ce que j’avance, avec en outre un engouement populaire extraordinaire lors du départ des Sables-d’Olonne.

Groupama Team France est considéré comme l’outsider. Cela vous inspire quoi ?

Comme dans toutes les compétitions de haut niveau, commencer l’aventure parmi les derniers arrivés et avec un budget inférieur à ses adversaires demande de rapidement
s’adapter. Il faut faire marcher à fond
son imagination, et, en France, on est
très bon pour ça. On contourne alors le
système en place pour ne pas
seulement bâtir à coups de millions,
comme le font les Anglo-Saxons, en
cherchant à faire passer un nouveau
courant d’idées « à la française ».
Concernant le temps en revanche, un 
facteur également fondamental dans
cette compétition, c’est plus délicat
d’en manquer. Idéalement il faudrait
avoir le temps de prendre le temps pour ne pas être dans l’obligation de faire immédiatement le bon choix, car ensuite il n’y a pas moyen de revenir en arrière. C’est cette gestion du temps qui est sans doute la plus complexe mais aussi celle qui me passionne le plus.

C’est-à-dire ?

C’est simple, en la matière mon rôle consiste à optimiser au quotidien les efforts de chaque membre de l’équipe, de ne mettre personne dans le rouge afin de réduire au maximum le risque d’erreur.

La gestion du temps me passionne

Passez-vous beaucoup de temps auprès des partenaires, des soutiens ?

Je passe entre 25% et 40% de mon temps à discuter avec nos partenaires actuels mais aussi avec ceux qui ne le sont pas encore, afin de tenter de les convaincre de rejoindre l’aventure pour qu’ils puissent en retirer des bénéfices en interne comme en externe. Nous avons une relation très étroite, où chacun s’investit pleinement. Je dois veiller à ce que chacun de nos soutiens soit satisfait. Il ne faut pas perdre de vue que si les sponsors sont présents, c’est d’abord pour le challenge sportif et parce que Franck Cammas est le leader de cette équipe. Ce travail que je fournis permet aussi à Franck de se consacrer pleinement à son métier de skipper et donc à la performance sportive.

Une semaine-type de Bruno Dubois, ça s’articule de quelle manière ?

En règle générale, chaque semaine je  passe d’abord une journée à la base technique de Lorient avec l’équipe en charge de l’administration. Puis, une journée, voire deux, à Lanvéoc, avec l’équipe navigante. Enfin, je consacre un ou deux jours auprès de nos partenaires. Outre l’équipe navigante, auprès de laquelle je souhaiterais passer davantage de mon temps, mon travail s’articule ainsi autour des sponsors, des équipes de communication et du marketing.

Des journées où on se lève tôt et on se couche tard ?

C’est vrai. Mes journées démarrent aux alentours de 5 heures et ne s’achèvent pas avant 20 heures. Heureusement, mon épouse a l’habitude de mon rythme de travail, et nos enfants, qui sont grands, savent que j’exerce un métier de passion dans lequel on ne fait pas 35 heures par semaine.

Quels ont été les moments-clefs de l’équipe au cours de ces derniers mois ?

L’une des meilleures décisions que nous ayons prises avec Franck, a été de construire notre Class AC Test*. Certes, financièrement la construction de ce bateau d’entraînement n’est pas neutre mais il nous aura permis, durant ces six derniers mois, de mener tous les tests indispensables de fiabilité et de performance, avant les matchs-race qui auront lieu aux Bermudes à partir de mai prochain. Sans cela, c’est certain, nous aurions été à la rue en arrivant aux Bermudes. Nous avons donc gagné six mois.

Le défi français a donc progressé ces derniers temps ?

Oui, nous le voyons à notre manière de naviguer, de voler. Mais, vous savez, la Coupe de l’America est une compétition qui, j’y reviens, demande beaucoup de temps, et où les résultats escomptés ne se font pas toujours sentir immédiatement. Heureusement, nos partenaires comprennent parfaitement cette problématique.

Bruno, votre rôle consiste aussi à gérer des individualités dont chacune doit se fondre dans le collectif ?

Bien entendu, le collectif, l’équipe, prime sur le reste. Et si, pour respecter cette notion de groupe, je dois pousser un coup de gueule de temps en temps, eh bien, je le pousse. Mais attention, il faut aussi que chacun puisse s’épanouir individuellement, être heureux, sinon ça ne peut pas fonctionner.

Justement, quelle est votre méthode de travail ?

Je ne suis pas un manager qui prône un système pyramidal avec un patron directif au-dessus des autres qui se contenteraient d’exécuter. Ce système est probablement efficace à court terme, voire même valorisant, mais ce n’est pas mon style. Mon management se rapproche de celui qu’on trouve dans les pays nordiques et dans lequel la mise en confiance de l’autre est primordiale. J’anime un système dans lequel je donne à chaque manager de chaque département les clefs pour la réussite de son équipe. Loïck Peyron disait qu’il se sentait comme un agitateur de particules… En tout cas, j’essaye de mettre de l’huile dans les rouages, de responsabiliser chacun des membres de chaque département, afin de faire naître le moins de frustrations.

Votre discours doit-il s’adapter en permanence aux événements ?

C’est très clair, lorsque la situation l’impose, nous devons pouvoir faire un 180° en un seul après-midi, changer de direction très rapidement. C’est ce que je dis régulièrement aux managers. Groupama Team France représente environ 70-75 personnes, notre mode de fonctionnement est ainsi comparable à celui d’une start-up où la réactivité est une constante incontournable.

L’échec peut-il lui aussi rendre plus fort, être un levier de progression ?

Je pense que le meilleur
moyen de progresser est d’avoir connu l’échec. J’ai moi-même, humainement parlant, connu une forte déconvenue en 1989, lors de la Whitbread** durant laquelle j’étais skipper d’un bateau (Rucanor Sport, ndlr). J’ai puisé dans les bases de cette déception pour devenir le manager que je suis aujourd’hui. Cet aphorisme de l’échec qui rend plus fort, n’est pas propre à la voile, il s’applique aussi au monde de l’entreprise ou de la politique. Oui, de mon point de vue, je pense qu’il faut avoir perdu pour savoir gagner par la suite.

Le plaisir a-t-il encore sa place dans une compétition telle que la Coupe de l’America où la quête de performance et d’excellence est omniprésente ?

Je ne vais pas vous raconter d’histoires, souvent les gens ne prennent aucun plaisir lorsque les efforts demandés sont trop intenses. Ce matin, sous la tente, il faisait 1°, j’ai dit aux gars « OK, aujourd’hui il fait super froid, mais il ne nous reste que quelques semaines pour peaufiner la préparation de notre bateau. » Le plaisir est une quête, dont nous retirerons les fruits une fois arrivés dans l’archipel, à quelques minutes de notre affrontement avec Oracle Team USA.

Votre rôle est finalement proche de celui d’un chef d’entreprise classique. Quelles sont aujourd’hui les qualités indispensables d’un patron ?

Il faut d’abord être à l’écoute de ses collaborateurs, de ses employés. Ne pas être braqué et savoir changer, modifier ce qui doit l’être lorsque c’est nécessaire. J’admire celles et ceux qui restent fermes sur leurs positions mais cela peut avoir des conséquences fâcheuses. Lorsqu’on commet une erreur, il faut savoir le reconnaître et changer de direction. Et pour ce faire, rien de tel que d’écouter ses collaborateurs et d’avoir confiance en leur jugement. Oui, savoir écouter est, selon moi, la première qualité que doit avoir un patron de nos jours. Pour ma part, j’essaye de déceler ce qui va ou ne va pas dans l’attitude, le comportement, les mots… Je commets peut-être des erreurs mais c’est mon approche, ma manière de fonctionner, et je crois que je me trompe rarement.

Défendre les couleurs de la France lors de la Coupe de l’America, est-ce là une source de motivation supplémentaire pour vos équipes ?

Bien sûr, mais pas seulement. C’est le projet dans son ensemble qui motive tout le monde. D’être derrière un leader comme Franck, et de participer à une véritable aventure technologique. Pour moi qui ne suis pas français, bien que je vive en France depuis maintenant 16 ans, c’est aussi un véritable honneur. J’ai connu beaucoup de succès et construit des tas de choses en France, grâce à elle. Je lui dois beaucoup et cette aventure est donc aussi pour moi un moyen de rendre un peu à ce pays ce qu’il m’a donné.

Vous définissez-vous davantage comme un leader ou un manager ?

Je me suis toujours plutôt défini comme un leader mais, au-delà de la définition, on en revient à ce qui prime, l’esprit de groupe, le collectif. Le plus important est que chacun puisse tirer l’équipe vers le haut, qu’on ait le titre de patron, ou pas. Je vais prendre l’exemple d’Élise Bakhoum, qui s’occupe de l’aile de notre bateau ; Élise est un leader dans son travail et pousse tout le monde à faire encore mieux, à la faveur de son exemplarité. Les Anglais utilisent une expression pour résumer cela parfaitement « lead by example***. »

Bruno, seule la victoire aux Bermudes pourrait vous satisfaire ?

La Coupe de l’America peut être l’histoire de toute une vie. Bien entendu, nous ferons tout pour nous y imposer mais, quoi qu’il en soit, nous devons tous repartir des Bermudes avec le sentiment du devoir accompli. Les marins bien sûr, mais également les sponsors, ainsi que toutes celles et ceux qui auront participé à cette formidable aventure. Nous devons écrire une histoire assez belle et convaincante afin que d’autres partenaires aient envie de nous rejoindre immédiatement pour la prochaine édition, ce qui nous permettrait aussi de conserver tous nos nombreux talents en France.

Toutes voiles dehors

Bruno Dubois, parmi les navigants, qui est le plus têtu ?

Le plus têtu… (long silence). Je ne sais pas, je pourrai y revenir plus tard ?

Le plus étourdi ?

L’ingénieur Baptiste Labat (et Bruno Dubois, qui a déjà oublié qu’il ne devait citer que des navigants). En fait, Baptiste est quelqu’un de très intelligent mais lorsqu’il se promène, il donne l’impression d’être sur une autre planète, il a un côté lunaire.

Le plus drôle, le plus blagueur ?

En tout cas, le plus boute-en-train c’est indéniablement Nicolas Heinz, l’un des grinders de l’équipage. En dehors des navigants il y a aussi Caroline Muller, la chargée des relations presse, qui me fait beaucoup rire.

Le plus casanier ?

Thierry Fouchier, le régleur d’aile. C’est le plus expérimenté de nos marins et le plus calme de tous. Quand il est fatigué le soir, il rentre direct chez lui.

Au contraire, le plus fêtard ?

J’hésite entre le barreur / régleur d’aile Adam Minoprio et le tacticien Thomas Le Breton… Je n’arrive pas à choisir entre les deux car, en la matière, chacun dispose d’un fort potentiel.

Le plus timide ?

Olivier Herledant, le grinder . C’est quelqu’un de très calme, de très posé. Je pense que c’est le plus réservé de l’équipage.

Le plus ponctuel et le moins ponctuel ?

Le moins ponctuel c’est Adam Minoprio, définitivement. Le plus ponctuel… je dirais le coach, Bertrand Pacé.

On retente la première question pour terminer, le plus têtu ?

Je l’ai, c’est sûr : Franck Cammas !

ACEA : PRIORITÉ AU DEFENDER

America’s Cup Event Authority (ACEA) est le corps organisateur de la Coupe de l’America dont les prérogatives reviennent au seul Defender, autrement dit au tenant du titre. Ainsi, et pour faire simple, lorsqu’une équipe gagne la Coupe de l’America et devient ainsi Defender, elle prend les rênes de ACEA. Le Defender édite alors toutes les règles sportives et commerciales de l’édition à venir de la Coupe de l’America : « À partir de là, les dés sont pipés car, forcément, le Defender écrit un règlement qui l’avantagera pour la prochaine édition, afin de conserver son titre, notamment en décidant du lieu où se déroulera la Coupe. » note Bruno Dubois qui siège au Challenger Committee de ACEA. Il y défend ainsi les intérêts de l’équipe de France : « J’y représente Franck, mais aussi toute l’équipe de France dans nos relations avec ACEA. Je suis d’abord un porte-parole, mais je suis aussi amené à prendre des décisions au nom de l’équipe. Je cherche à faire entendre notre voix de challenger auprès des organisateurs, et d’y défendre nos intérêts. »  Des réunions sont ainsi régulièrement organisées entre le Defender et les Challengers, lesquels tentent de faire contrepoids au pouvoir de l’organisateur : « C’est vrai, mais notre influence est limitée car même les changements qui se sont opérés au cours des dernières éditions de la Coupe de l’America, ont été dirigés par le Defender. » Bruno Dubois est parfaitement conscient de la puissance de ACEA, et des faibles moyens dont disposent les concurrents du Defender pour changer la donne : « ACEA est probablement l’organisation la plus puissante dans le monde de la voile, celle qui dispose d’une force économique, financière, politique et de communication sans équivalent. » Néanmoins, les Challengers peuvent théoriquement faire changer les règles de course de la Coupe de l’America. Pour ce faire, des votes sont régulièrement organisés entre les Challengers mais seul un vote unanime de leur part a le pouvoir de faire changer un point de règlement : « Sauf que lors des votes, chacun défend son steak, il y a rarement unanimité des Challengers face au Defender. D’autant moins que les intérêts de certains Challengers sont intimement liés à ceux du Defender… » précise enfin Bruno Dubois. Toutefois, l’optimisme du Team Manager reprend vite le dessus : « L’accord-cadre et celui du futur protocole pour les 36e (AC36) et 37e (AC37) Coupe de l’America qui ont été entérinés ces dernières semaines, vont dans le bon sens. En e et, connaître dès à présent une partie des règles des deux prochaines éditions peut nous permettre de construire un projet pérenne dès aujourd’hui. »

Des prestataires pleinement engagés

Avant que le Classe AC, le bateau définitif du défi français, ne se retrouve aux Bermudes pour participer à la phase finale de la 35e Coupe de l’America, il aura fallu le construire. Des milliers d’heures de travail et de tests ont ainsi été nécessaires à sa fabrication. Nous sommes partis à la rencontre de certaines de ces entreprises au savoir-faire incomparable.

Une participation à une Coupe de l’America est toujours une extraordinaire aventure humaine. Elle est aussi a aire de savoir-faire, de talent et de passion remarquables. En la matière, les fournisseurs et prestataires qui se sont engagés tête baissée aux côtés du défi français dans la 35e Coupe de l’America, n’en manquent pas. Des PME sélectionnées par Groupama Team France pour leurs grandes aptitudes et leur expertise dans le secteur de la construction navale : « Une fois que nous avions identifié les domaines-clefs de nos besoins et réalisé les premiers plans, nous avons sélectionné les entreprises qui nous semblaient les plus compétentes dans la fabrication des différentes pièces pour notre Class AC.» résume Martin Fischer, le patron du Design Team. Ainsi, dès l’été 2015, sous la houlette de Horacio Carabelli, responsable de la gestion des plannings et du suivi de la construction, le bureau d’études français contacta puis alla à la rencontre des entreprises les plus qualifiées pour construire les différentes pièces du bateau français.

Notre métier est comparable à de la haute couture.

Parmi les entreprises qui ont participé au projet, on trouve CDK Technologies, spécialisée dans la construction de pièces prototypes et de bateaux de compétition en composites hautes performances. L’entrée de la firme bretonne dans l’aventure de la 35e Coupe de l’America ne doit rien au hasard, comme le rappellent son Directeur général Philippe Facque et son adjoint Yann Dollo : « Nous avons un véritable savoir-faire sur la faisabilité de pièces de bateaux très sophistiquées. Notre métier est comparable à de la haute couture, à de l’artisanat d’art. Les pièces en carbone que nous avons fabriquées et cuites en four autoclave pour le bateau français ont nécessité 3000 heures de travail. Des pièces qui servent à orienter l’aile et les volets et qui supportent beaucoup d’efforts. Et qui, par conséquent, ne souffrent pas la moindre approximation, ni dans la dimension, ni dans la résistance. Tout doit être parfaitement réalisé, sans aucun défaut. »

Qu’il s’agisse de la plateforme, de la structure ou des différents appendices du bateau français, chacun des prestataires a ainsi développé toutes ses compétences, et engagé toute son énergie afin de construire le catamaran le plus léger et le plus robuste possible pour le défi tricolore, d’après le cahier des charges et les plans fournis par Groupama Team France :«Notre grande force réside dans la fabrication brevetée en une seule étape de pièces en pré-imprégné, autrement dit, de tissus déjà imprégnés de résine. La polymérisation des pièces telles que les mâts et les safrans se déroule ainsi à chaud, en four autoclave pressurisé.» indique pour sa part l’ancien ingénieur des Mines Laurent Tournier, patron de HEOL Composites, autre prestataire de Groupama Team France.

Multiplast, Groupe Carboman, qui dessine et conçoit depuis 1981 à Vannes des monocoques et multicoques en matériaux composites high-tech, a également activement participé à l’aventure de Groupama Team France pour la 35e édition de la Coupe de l’America. Prestataire incontournable dans la fabrication des bateaux de Groupama depuis 1998, sa présence pour aider le Défi sonnait comme une évidence : « Mais n’allez pas croire que Franck Cammas soit venu nous voir simplement parce que nous avons un actif commun. Multiplast a été choisi pour la qualité de ses outils, de son équipe et de ses process. C’est avant tout un choix technique. » précise Yann Penfornis, son directeur associé.Et pour le chantier naval du Morbihan, la charge de travail fut particulièrement intense : « Nous avons signé un contrat avec Groupama Team France en décembre 2015. Dans la foulée, les coques, l’assemblage de la plateforme et les trois volets arrière de l’aile du bateau test, qui a été mis à l’eau en juillet 2016, ont été confectionnés par Multiplast, tandis que notre entité suisse Decision SA se chargeait des bras et du Pod du bateau. » mentionne à nouveau Yann Penfornis.

Tout ce travail de conception du bateau français de la part des prestataires de Groupama Team France n’aurait jamais pu s’opérer en vase clos. Au fur et à mesure de l’avancée des travaux, le bureau d’études de Groupama Team France conservait une relation étroite avec tous ses fournisseurs. Yann Dollo, le Directeur adjoint de CDK Technologies, se souvient : « Il y avait toujours un échange constructif avec le bureau d’études de Groupama Team France. Nicolas de Castro notamment, qui assurait le suivi de la qualité et de la construction, passait régulièrement nous voir. Même si nous n’avons pas participé à la conception des pièces, le Design Team était ainsi très à l’écoute de notre grand savoir-faire dans la réalisation. Nous étions, en quelque sorte, l’œil du fabricant. » 

Une collaboration nécessaire, certifiée par Denis Glehen, le patron de GSEA Design, spécialisée dans le calcul des structures et qui a notamment travaillé sur l’optimisation de la performance de l’aile du catamaran tricolore : « En tant que sous-traitant, je passais personnellement deux jours par semaine au sein du Design Team pour tracer la feuille de route. Concrètement, d’après une forme livrée par l’architecte du défi français, nous définissions la meilleure quantité de carbone à placer à différents endroits du bateau, et nous optimisions, jour après jour. »

Par ailleurs, des phases de simulation sur logiciels dédiés mais aussi de tests en conditions réelles sur l’eau, furent également engagées. Julien Pilate, consultant North Sails détaché auprès de Groupama Team France, nous affranchit sur le sujet : « Mon travail a consisté à optimiser le bateau au fil des semaines, notamment concernant les réglages de l’aile. Pour ce faire, j’utilise des logiciels de pointe, développés par North Sails, pour modéliser le fluide autour de l’aile. Vous savez, la traînée occasionnée par un bateau sur l’eau peut avoir des impacts significatifs sur ses performances, il faut donc la limiter au maximum. » Le rôle de Julien Pilate ne se limitait pas à travailler derrière son ordinateur, passant aussi du temps à naviguer, en particulier pour vérifier que les réglages de l’aile étaient cohérents avec ses prédictions numériques. L’ingénieur en aéronautique n’oublie pas d’ajouter que si la technologie est devenue un atout indispensable à la progression d’un bateau en course, l’interaction avec l’équipage demeure un élément incontournable : « Je discutais régulièrement avec les navigants car mon travail, c’est aussi de savoir quantifier une impression avec les principaux intéressés. »

Ces milliers d’heures de travail, exécutées en un temps réduit par tous les prestataires de Groupama Team France, se sont poursuivies à l’issue du dernier entraînement de l’équipage français, qui s’est tenu à bord du Class AC Test, à Lanvéoc le 18 décembre 2016. Dès le lendemain en effet, le bateau d’entraînement opéra sa mue en Class AC, à Vannes, dans les ateliers de Multiplast : « La transformation du Class AC Test en Class AC, a consisté à déposer les flotteurs de 13,5 mètres du bateau d’entraînement, pour les remplacer par des coques de 15 mètres du bateau définitif. » explique encore Yann Penfornis, qui mesure ainsi le boulot accompli par ses équipes : « Rien que pour la fabrication de la première plateforme, entre le 4 janvier et le 7 juillet 2016, 25 000 heures auront été nécessaires. »

Durant toute cette extraordinaire 
aventure, les prestataires de
 Groupama Team France étaient tous
animés d’une seule idée fixe : que le
défi français soit en mesure de
rivaliser avec ses adversaires aux 
Bermudes à partir du 26 mai
prochain : « On ne fait pas ce métier pour gagner un maximum d’argentmais pour gagner des courses. La Coupe de l’America, ça rend fou.J’aimerais tellement voir la France lagagner de mon vivant ! » s’emballe
Yann Penfornis. Un souhait appuyé chez GSEA Design, par Denis Glehen: « Ça fait 20 ans que je travaille avec différentes équipes sur la Coupe de l’America. Si je continue à m’y impliquer autant, c’est simplement parce que je veux que la France remporte l’Aiguière d’argent. Ce serait aussi le meilleur moyen de démontrer à tous le savoir-faire de nos entreprises dans la conception de ce type de bateaux. »

Je veux voir la France gagner la Coupe de l’America.

Une passion pour les bateaux et pour la compétition, qui semble toucher chacun des salariés de ces entreprises, de la base jusqu’à la direction : « Chez nous, tous les ouvriers sont passionnés par la construction de ces grands bateaux. Ils sont autant accros que nous. Nous sommes une entreprise uniquement composée de passionnés. » exprime ainsi à ce sujet fièrement le patron de CDK Technologies, Philippe Facque.À présent, les dés sont jetés et, dans quelques semaines, tous les prestataires de Groupama Team France auront les yeux rivés sur les Bermudes, afin de suivre les performances de « leur » bateau : « Avec un gars comme Cammas, tout est possible. » projette Yann Penfornis, qui résume ainsi la volonté farouche de tous ceux qui ont participé à l’aventure Groupama Team France. Et qui permettent désormais à Franck Cammas et à ses hommes de poursuivre leur quête…

« CUISINER, C,EST AUSSI PARTAGER »

Sa bonne humeur est contagieuse. Sa cuisine aussi. Depuis son arrivée en tant que chef cuisinier de Groupama Team France, Yoann Lavarec fait l’unanimité. Il faut dire que la mission quotidienne de « Yoyo » est de la plus haute importance : réchauffer les corps et les cœurs de tous les membres de l’équipe de France. Rencontre.

Il y a en permanence dans les yeux de Yoann, comme une lueur de malice et la promesse d’un généreux partage. Le jeune chef cuisinier de 24 ans de l’équipe de France, aime visiblement son métier et prend sa mission à cœur. Arrivé « par hasard » comme il dit, en octobre 2015 dans l’aventure Groupama Team France, Yoann a d’abord suivi un parcours professionnel relativement classique.

 Donner du plaisir est la base de mon métier.

Après un BEP en apprentissage en alternance, Yoann est parti apprendre son métier à Bordeaux, puis à Paris dans des restaurants gastronomiques prestigieux, tels que le Prince de Galles ou encore le Plaza Athénée : « Avant d’arriver chez Groupama Team France, je n’avais donc jamais cuisiné pour une collectivité, a fortiori pour des marins. »  Faire la cuisine pour soi, mais surtout pour les autres, est presque un sacerdoce pour Yoann : « C’est vrai, je veux faire ce métier depuis l’âge de 14 ans. Et ne me demandez pas pourquoi ,je n’en ai aucune idée puisque personne dans ma famille n’exerce cette profession ! »

Depuis qu’il a intégré l’équipe, Yoann a donc appris les spécificités de « cuisinier pour marins » : « La première différence fondamentale avec un restaurant traditionnel, réside dans la quantité qu’on met dans les assiettes. Quand un sportif de haut niveau a faim, il faut lui donner à manger, sans forcément proportionner ni peser les aliments. » Mais attention, le jeune homme met un point d’honneur à préparer une alimentation équilibrée, en évitant les aliments gras et en cuisinant beaucoup de légumes, des féculents et des sucres lents, afin que les équipes, spécialement les marins, puissent tenir le rythme toute une journée, en particulier lorsqu’ils sont amenés à naviguer.

Yoann a ainsi parfaitement conscience de sa responsabilité de cuisinier- diététicien, en relation étroite avec le reste de l’équipe. Notamment avec le coach sportif de l’équipe, Neil Mclean-Martin : « Je dois connaître ses exigences, afin d’adapter mes menus en conséquence. »

Le cuisinier doit aussi savoir faire preuve de souplesse et de réactivité car ses journées sont rythmées par la météo : lorsque les marins partent en mer, quelle que soit l’heure, il doit être en mesure de leur préparer des repas à emporter sur l’eau.

Proche de l’équipe navigante, le cuistot apprécie ces moments de convivialité partagés avec les marins de Groupama Team France, lesquels lui savent gré de respecter leurs intolérances et préférences alimentaires : « Je m’adapte en permanence et j’évite la routine des menus répétitifs en tentant de faire plaisir à chacun. Ainsi, dès que je le peux, j’essaye de cuisiner des plats sympas. »  Donner du plaisir, une notion chère à Yoann, « la base de mon métier » insiste-t-il. Une volonté pas toujours simple à respecter car il cuisine chaque jour pour tous les départements de Groupama Team France, soit entre 30 et 70 personnes. Et en effet, les journées du jeune chef sont particulièrement rythmées. Les premiers petits déjeuners, très copieux, sont servis entre 7h30 et 8h. Ensuite, le cuisinier s’attaque à la préparation du repas du midi puis à celle du dîner… Un quotidien sportif, parfois à peine entrecoupé de maigres pauses jusqu’au baisser de rideau, aux alentours de 21 heures.

Lorsqu’il n’est pas aux fourneaux, Yoann ne chôme pas pour autant. La gestion des stocks, la logistique, les achats : c’est encore lui qui s’y colle… autant de nouvelles cordes à l’arc du breton depuis son arrivée au sein de l’équipe de France: « Le principe est simple : j’ai un budget que je ne dois pas dépasser. Au départ, je n’y connaissais rien, alors je suis allé au Salon de la Gastronomie pour dénicher mes fournisseurs, avec lesquels je travaille toujours aujourd’hui. »  Évidemment, Yoann suit aussi parfois l’équipe en déplacement, même à l’étranger. Comme à Oman, en février
2016, (lors d’une étape des LVACWS,
ndlr) : « C’était rigolo, on avait la
 cuisine de l’hôtel à disposition et j’avais même des commis sous ma responsabilité, j’en garde un super souvenir. »

Nous enverrons deux containers aux Bermudes.

Le natif de Ploemeur sera également du voyage aux Bermudes dans quelques mois, accompagné de Coralie qui l’assiste : « Nous allons envoyer deux containers aux Bermudes. Le premier contiendra la cuisine et tout le matériel nécessaire, le second les chambres froides. »

Depuis qu’il est devenu chef cuisinier pour Groupama Team France, Yoann s’investit et ne compte pas ses heures, mais la formidable aventure humaine qu’il vit intensément, balaye la fatigue : « Vous savez, cuisiner c’est aussi partager. À Lanvéoc, au fil des semaines, j’ai fini par nouer des amitiés fortes avec d’autres membres de Groupama Team France. D’ailleurs, infère Yoann dans un dernier rire, ma cuisine se transforme parfois en divan où l’on vient se confier à moi. » Un divan divin.

La recette de Yoann

La recette préférée de Franck Cammas

Pour 4 personnes

  • 4 filets de lieu jaune
  • 12 salsifis
  • 4 oranges
  • 4 clémentines
  • Beurre demi-sel
  • Coriandre
  1. Nettoyer et couper les salsifis en 3.
  2. Presser l’orange, faire cuire les salsifis dans le jus avec une noix de beurre à feu doux.
  3. Récupérer 2 salsifis, les couper en rondelle.
  4. Les mettre à cuire dans une poêle avec le jus de cuisson
  5. Les retirer du feu, ajouter de la coriandre et écraser le tout dans un petit bol.
  6. Glacer les salsifis dans une poêle : les faire revenir dans une poêle avec du beurre.
  7. Faire cuire le poisson en commençant par le côté peau.
  8. Faire rôtir les clémentines dans de l’huile à feu vif.
  9. Dresser en mettant le condiment, puis les salsifis et les clémentines, le lieu jaune à côté et une cuillère de jus d’orange au milieu.

Fières et solidaires

Au sein de chaque département Groupama Team France, la gent féminine participe activement à la progression et à la cohésion de l’équipe de France. Décryptage du rôle de quatre d’entre elles et de la manière dont elles vivent l’aventure de la 35e Coupe de l’America.

ÉLISE BAKHOUM - Technique, Gréement, Aile

Élise, en quoi consiste votre rôle chez Groupama Team France ?

Je m’occupe de l’aile du bateau. Mon travail est d’abord lié au cordage et au gréement, notamment toute la partie qu’on ne voit pas, cachée à l’intérieur de l’aile. Ma responsabilité consiste à ce que l’aile soit prête, opérationnelle lorsque l’équipage part naviguer. Je sers aussi d’interface entre les navigants et les ingénieurs, et veille à la coordination entre les différentes parties. Il n’empêche, je ne suis pas le seul canal de diffusion des informations, chacun se parle, échange en permanence, c’est un véritable travail d’équipe.

Travailler au sein d’une équipe, c’est quelque chose que vous appréciez ?

Absolument. Je progresse moi-même beaucoup en me nourrissant des compétences des autres. Je dois aussi avouer que j’ai de la chance que tout se passe super bien humainement, ça donne encore plus envie de se surpasser.

Avez-vous baigné dans le milieu de la voile ?

Non, j’ai grandi en Toscane, au milieu des oliviers. D’ailleurs, je suis persuadée que ma famille ne comprend toujours pas en quoi consiste exactement mon métier (elle rit). Le principal est qu’elle me soutienne. Au départ, vers l’âge de 13 ans, j’ai détesté faire du bateau mais j’ai vite fini par apprécier, notamment les gens humbles qui baignent dans ce milieu et les valeurs qui s’y rattachent, cette communion avec la nature.

Connaissiez-vous Franck Cammas avant de rejoindre l’aventure ?

Je ne sais pas si je connaîtrai un jour Franck (elle éclate de rire). Plus sérieusement Franck est un marin en qui j’ai une confiance absolue, notamment dans sa capacité à mener à bien un projet de cette envergure. C’est quelqu’un de très exigeant, avec les autres comme avec lui-même et c’est aussi probablement en raison de cela que chacun donne le maximum.

Est-ce compliqué d’être une femme dans ce milieu de la voile plutôt masculin ?

Pas vraiment, c’est peut-être même plus facile. Ce n’est pas un milieu macho, du coup, fille ou pas, lorsqu’on travaille bien, qu’on donne le maximum ça ne crée aucune différence. Je suis entourée de garçons très bien élevés. Bon, peut-être que dès que j’ai le dos tourné ils font un max de blagues sur les filles (rires). Quoi qu’il en soit sur le bateau, je ne fais pas plus ma princesse qu’eux leur prince, chacun est sur un pied d’égalité.

Ressentez-vous cependant une certaine solidarité avec les autres femmes de Groupama Team France ?

C’est sûr, il existe une véritable complicité entre nous toutes, dans le travail mais également en dehors, sans jalousie ni mesquinerie. En tant que femme, on a parfois besoin de parler, de se confier à une autre femme…

Défendre le drapeau français, ça vous inspire quoi ?

Je trouve ça excitant de représenter un pays et pas seulement un skipper. Néanmoins, je suis tout aussi heureuse que des étrangers fassent partie de l’aventure Groupama Team France. Ils nous rendent encore plus performants avec leurs différences, parfois une autre vision des choses que la nôtre. Ce n’est pas parce que nous représentons la France qu’il faut fermer sa porte à ceux qui ne sont pas français…

Au final, pourquoi participez-vous à cette aventure ?

Parce que j’aime les défis, les challenges sportifs. Qu’on gagne ou pas aux Bermudes en 2017, j’ai envie de savoir comment on va s’en sortir. Et puis parce que je trouve ça beau, quoi ! Comment rester insensible devant un tel bateau volant et des gars qui naviguent si bien. Quand je les regarde évoluer, tout ça à 35 nœuds, je suis admirative.

SOLÈNE RENNUIT - Communication

Solène, quelles sont vos attributions chez Groupama Team France ?

Je suis chargée de communication, en particulier de tout ce qui concerne la présence digitale de l’équipe sur le Web, les réseaux sociaux. Concernant la partie événement, mon rôle est davantage axé sur la communication opérationnelle. Autrement dit, j’accompagne l’équipage en déplacement, j’organise son planning et je gère les sollicitations de l’organisation de la Coupe de l’America…

Comment se concrétise votre travail sur la partie digitale ?

Le but du département Communication de Groupama Team France est de construire puis de raconter une histoire sur le Web, en fonction de ce que souhaitent l’équipe et nos sponsors. Notre chance, et donc notre grande force, est notre réactivité car nous faisons tout en interne, qu’il s’agisse de la rédaction, mais également les photos et les vidéos réalisées par Eloi Stichebault. Nous avons aussi la volonté de vulgariser certains de nos contenus, notamment la partie dédiée au Design Team, en les rendant accessibles à un plus large public. 

Êtes-vous proche des autres femmes de Groupama Team France ?

Bien sûr. On échange beaucoup sur ce qu’on vit au sein de nos différents départements et, certains soirs, on se fait belles pour sortir juste entre filles. Nous ne sommes pas nombreuses (huit femmes, ndlr), forcément, ça rapproche (rires). Je m’entends notamment très bien avec Elise, avec qui je vais me mettre en colocation aux Bermudes.

Comment résumeriez-vous ce que vous vivez depuis le début de l’aventure ?

C’est quelque chose de dingue ! Voir naître et grandir un bateau, apprendre à connaître tous ces gens venus d’univers différents… Nous vivons tous des moments très intenses. Je retrouve ici ce formidable esprit d’équipe que j’avais déjà connu lors de l’aventure victorieuse de la Volvo Ocean Race.

KELLIE CONVINGTON - Performance, Électricité

Kellie, quel poste occupez-vous chez Groupama Team France ?

Je travaille au sein du département Performance, à la mise en place et au bon fonctionnement des équipements électronique et électrique qu’on trouve sur le bateau du défi français. Je teste aussi ces différents équipements sur l’eau et, le cas échéant, je répare ou optimise ce qui doit l’être.

Quand avez-vous rejoint l’aventure ?

J’ai démarré au sein du département Performance en mars dernier. Auparavant, je travaillais dans une entreprise anglaise spécialisée dans l’électronique.

Pratiquez-vous la voile de loisir ?

Oui, enfin ça c’était dans une ancienne vie, avant que je ne rejoigne l’équipe Groupama Team France (rires). Désormais, je n’ai plus beaucoup de temps pour la pratique de la voile mais ce sport a toujours été une véritable passion.

Vous êtes anglaise mais défendez les couleurs françaises à la 35e Coupe de l’America. Vous vous sentez donc aussi un peu française ?

(Elle éclate de rire) Oui, un peu française, peut-être. Vous savez, J’ai passé beaucoup de temps en France et j’aime vraiment beaucoup ce pays. Je vis d’ailleurs à Lorient actuellement. Mes amis et ma famille me titillent d’ailleurs beaucoup sur mon amour de la France et me lancent souvent des « Vive la France ».

Le milieu de la voile est-il ouvert aux femmes ?

Il y a eu une véritable ouverture aux femmes au fil des années et je dirais qu’en la matière les progrès y sont manifestes. Personnellement, j’ai eu beaucoup de chance, j’ai constamment côtoyé de super mecs dans ce milieu, lesquels m’ont toujours ouvert leur porte, sans a priori. C’est de nouveau le cas depuis que j’ai intégré l’équipe Groupama Team France. Bien sûr il, existe des différences entre un homme et une femme mais ce sont justement ces différences qui apportent une dynamique positive dans une équipe.

Quelles sont vos relations avec les autres femmes de Groupama Team France ?

Géniale ! L’ambiance avec toutes les autres filles de tous les départements est sincèrement fantastique. Lorsque j’ai intégré l’équipe et que j’ai vu que Elise, Candy et plein d’autres filles y travaillaient aussi, j’ai été très agréablement surprise, et ravie. J’ai énormément de respect pour chacune d’entre elles. Et puis en vivant avec des Français au quotidien, vous apprenez la langue de Molière plus rapidement…Oui, je peux aisément communiquer en anglais avec le reste de l’équipe, mais apprendre à parler un très bon français fait partie de mes objectifs personnels.

CANDY MOEL -  SELLERIE, VOILERIE

Candy, quelle est votre mission au sein de ton département ?

Je fais principalement de la couture (sa réponse la fait rire). Je travaille sur différentes protections qui se trouvent sur le bateau mais je veille aussi au confort des navigants, par exemple en apportant des modifications à leurs gilets. Je suis par ailleurs en charge de la décoration de l’aile et de la pose du Clysar, le film protecteur transparent qui la recouvre intégralement. Je travaille avec Elise Bakhoum et toute l’équipe technique, mais aussi avec des membres du Design Team et de la construction.

Êtes-vous fière de faire partie de ce défi national ?

Comment pourrais-je ne pas être fière : en voile, la Coupe de l’America est la plus grande course au monde, le trophée ultime.

Est-ce facile pour une femme de se faire une place dans ce milieu ?

Personnellement je trouve que oui, puisque je fais de la couture et qu’il y a quand même plus de filles que de garçons qui exercent ce métier (elle sourit). Et puis je côtoie d’autres filles au quotidien, en particulier Elise, avec laquelle je travaille en étroite relation et que j’apprécie beaucoup.

Un mot enfin Candy sur l’aventure humaine et collective que vous vivez depuis votre arrivée ?

C’est formidable. Nous vivons tous ensemble en permanence, nous partageons tout, c’est professionnellement et humainement très enrichissant. Je suis vraiment heureuse que cette aventure commune puisse se poursuivre tous ensemble au moins encore quelques mois, au Bermudes cette fois.

Soutien de poids

Durant toute sa préparation à la 35e édition de la Coupe de l’America, Groupama Team France a pu compter sur le soutien de la Marine nationale française, dans un appui logistique, matériel et humain. Retour sur cet accompagnement inconditionnel, de marins à marins.

Comme un clin d’œil, c’est dans l’enceinte du magnifique Hôtel de la Marine, à Paris, que le 25 juin 2015, Franck Cammas, Michel Desjoyeaux et Olivier de Kersauson officialisaient le lancement du défi français Groupama Team France pour la 35e édition de la Coupe de l’America.

Par la suite et durant toute la préparation de l’équipe tricolore, la Marine nationale, historiquement très engagée dans le monde de la voile, a mis à disposition du défi français des moyens humains, logistiques et matériels de tout premier plan. Un partenariat avec la Marine française qui, à l’initiative de Franck Cammas et du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est matérialisé naturellement : « Nous avons accompagné le projet Groupama Team France avec énormément d’enthousiasme, en nous impliquant pleinement et en nous mettant au service de ce projet d’exigence, qui témoigne de l’excellence sportive et technologique française. » précise le Capitaine de frégate Benjamin Chauvet, du Service d’Informations et de Relations Publiques des Armées (SIRPA).

Dans les faits, le camp d’entraînement de l’équipage français s’est fixé sur le site de l’École Navale de Lanvéoc-Poulmic, d’août à décembre 2016, lequel dispose d’un plan d’eau aux nombreuses similitudes avec celui que nos marins retrouveront aux Bermudes : « L’École Navale a également mis à disposition de l’équipe l’espace dont elle avait besoin pour travailler efficacement, ainsi que les moyens logistiques et matériels nécessaires, disséminés sur les 100 hectares du site. » indique Philippe Metzger, à la direction du développement et des partenariats de l’École Navale.

 

PARTENARIAT GAGNANT-GAGNANT

À l’École Navale de Lanvéoc-Poulmic, l’équipe de France, dont une partie était hébergée sur place, a aussi pu compter sur la bienveillance des hommes et des femmes de la Marine nationale : « C’est une grande fierté que notre école, dont la formation à la voile est une composante essentielle, ait pu accueillir l’équipe de France dans sa préparation à la Coupe de l’America.» dit encore Philippe Metzger, qui rappelle que durant cette période les élèves et ingénieurs de l’École Navale ont pu régulièrement côtoyer Franck Cammas et ses hommes, ainsi que les autres départements de Groupama Team France, afin que la Marine puisse elle aussi capitaliser sur cette expérience.

 

Outre leurs séances d’entraînement en mer, les navigants de Groupama Team France ont pu s’adonner à des exercices singuliers, par exemple en se plongeant dans la peau de militaires au cours d’un exercice de simulation d’un crash d’hélicoptère en mer avec évacuation d’une cabine immergée, réalisé dans le bassin du Centre d’Entraînement à la Survie et au Sauvetage (CESSAN) de la Base Aéronavale : « J’ai entendu dire que cette expérience avait particulièrement marqué l’équipe navigante » s’amuse Philippe Metzger.

La Marine française a également largement contribué à faire de l’étape de Toulon du circuit préliminaire en septembre 2016, un grand succès populaire parfaitement maîtrisé, en collaboration étroite avec différents intervenants, dont Toulon Provence Méditerranée (TPM) et l’organisateur de l’épreuve America’s Cup Toulon Organisation (ACTO).

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TOULON : PRÉVENIR ET SÉCURISER

La force militaire navale 
s’est d’abord investie en 
amont dans les travaux de
 préparation du plan d’eau 
sur lequel s’est déroulée la 
régate varoise. Des 
remorqueurs de la base
 navale mais aussi des
plongeurs démineurs ont
 par exemple réalisé des
opérations de relevage/
mouillage de bouées et de
corps-morts dans la rade.
 Après l’arrivée des voiliers
à Toulon, la vigie de Saint-
Mandrier a gardé un œil 
permanent sur les bolides
 marins lorsqu’ils ne s’entraînaient pas. Par ailleurs, le Club Nautique de la Marine a volontiers fait de la place pour accueillir des voiliers momentanément délogés par la manifestation. Enfin, au moment de la course, les moyens de la Marine ont été mobilisés pour contribuer au dispositif (visible mais aussi invisible) de protection de la course, tel que défini par le préfet maritime. « Il s’agissait pour tous les acteurs de l’État en mer de garantir la sécurité des équipes et du public tout en permettant le bon déroulement de la course », rappelle le capitaine de frégate Stanislas Gentien, porte-parole du préfet maritime de la Méditerranée.

C’est une grande fierté que notre école ait pu accueillir l’équipe.

Au final, la Marine Française, qui compte 40 000 hommes, militaires et civils, ne conservera que des bons souvenirs de cette expérience, et sera la première à supporter Groupama Team France en juin prochain aux Bermudes : « Nous allons suivre de très près les performances de l’équipe de France lors de la Coupe de l’America. Je suis convaincu qu’elle peut y obtenir un très bon résultat. » pronostique Philippe Metzger.

Le vent breton les portera

Entre la voile et la Bretagne, c’est une histoire damour qui dure depuis fort longtemps. Le territoire breton, qui vit par et pour la mer, est ainsi le meilleur ambassadeur du secteur maritime français.

 

Aujourd’hui, sur tout le territoire de la Bretagne Sud, qui représente près d’un million d’habitants, ce sont près de 14 000 emplois qui sont en lien direct ou indirect avec le secteur maritime : « Sur le site de Lorient La Base, un millier d’emplois, toutes activités confondues, ont été créés depuis lan 2000, et ce sont 200 000 visiteurs qui viennent le visiter tous les ans. Plus globalement, si on sintéresse à toutes les entreprises bretonnes qui participent à léconomie maritime, cela représente chaque année près de 11 millions deuros de retombées pour le territoire. » se félicite le maire de Lorient et Président de l’agglomération Norbert Métairie, que nous avons interrogé.

 

ERIC TABARLY, L’AMBASSADEUR

 

La Bretagne est depuis fort longtemps l’une des principales régions maritimes de France, et même d’Europe. Et ses marins n’y sont pas étrangers : « Au fil de notre histoire, nous avons toujours eu de grands marins. Dabord de grands marins pêcheurs et de commerce. Et, depuis un siècle, de grands navigateurs. Nous avons eu la chance inouïe de compter dans nos rangs Eric Tabarly, un Breton pur beurre et un marin exceptionnel, qui a largement participé au développement de la voile en Bretagne.» se souvient Jean-Michel Le Boulanger, vice-président du Conseil régional de Bretagne en charge de la Culture et de la Communication.

 

Le territoire breton, toujours intimement concerné par les grands défis sportifs maritimes, ne pouvait être absent d’un événement du calibre de celui de la 35e Coupe de l’America aux côtés de l’équipe de France : « Cest une évidence. Prenons les trois personnages emblématiques de Groupama Team France : Michel Desjoyeaux est un immense navigateur, au palmarès exceptionnel et dont le père était lun des fondateurs de la mythique école de voile des Glénans. Olivier de Kersauson, cest léquipier fidèle de Tabarly et, en quelque sorte, le père fondateur des navigateurs daujourd’hui. Quant à Franck Cammas, très attaché lui aussi à la Bretagne et à Lorient il est basé depuis plus de 15 ans, il est un exceptionnel compétiteur et représente lactuelle génération de navigateurs français extrêmement brillants et qui gagnent. À eux trois, ils forment en quelque sorte le destin mêlé de la Bretagne et de la voile contemporaine. Vous savez, en Bretagne on a de leau de mer dans le sang. » poursuit Jean-Michel Le Boulanger.

 

LORIENT EN FER DE LANCE

 

La ville de Lorient symbolise sans doute le mieux ce lien étroit qui existe entre la région Bretagne et le monde de la voile : « Sur le site de Lorient La Base, 11 équipes professionnelles y sont présentes en permanence et nous avons le projet den implanter de nouvelles. Ici, nous avons pu, à la faveur dun plan deau accessible, diversifier nos activités autour de la construction, notamment des mâts des bateaux de la course au large. En la matière, lécosystème quon trouve à Lorient et ailleurs en Bretagne, est particulièrement performant dans les domaines de la technologie et de l’innovation.» se réjouit Norbert Métairie.

Comme mue par un effet d’entraînement, la Bretagne avance soudée dans son développement économique, sportif et touristique du secteur maritime : « La coopération entre tous les acteurs est indispensable, il faut chasser en meute, quelle que soit son étiquette politique. » réagit de nouveau le maire de Lorient. Du côté de la Région Bretagne, on ne dit pas autre chose : « Cest le territoire qui doit être toujours privilégié. On construit ensemble, sur les bases d’un travail en commun. »

 

Vous savez, en Bretagne, on a de l’eau de mer dans le sang.

 

Une forte attractivité de la 
Bretagne Sud, qui rejaillit
 forcément sur l’image que 
l’ensemble du territoire 
breton renvoie au reste du 
monde : « Dans notre  région, il y a des ports deplaisance partout. D’innombrables centres dapprentissage de voile et des dizaines dentreprises et de laboratoires liés à cette filière. Bien entendu, cela participe de lattractivité de notre territoire et a une influence sur limage de toute la Bretagne. Au même titre que l’aventure de Cammas et de ses hommes à la Coupe de lAmerica, a et aura un impact dans la région, sur le développement de la voile de loisir et de compétition. » conclut Jean-Michel Le Boulanger.

Apprendre pour devenir

Depuis 1970, l’Ecole Nationale de Voile et des Sports Nautiques accueille et forme toute l’année sur son site breton de Saint-Pierre-Quiberon, les marins en herbe qui formeront demain l’élite de la voile française et ses moniteurs. En outre, l’établissement appuie aussi techniquement et d’un point de vue logistique des équipages nationaux, tels que celui de Groupama Team France et Team France Jeune. L’établissement public, placé sous la tutelle du ministère de la Santé et des Sports, est ainsi un modèle du genre.

En cette mi-janvier, le soleil hivernal cherche à déployer ses rayons sur les sept hectares du site de l’École Nationale de Voile et des Sports Nautiques (ENVSN) en baie de Quiberon. Le magnifique plan d’eau invite au farniente. Mais l’oisiveté n’est qu’une volonté de l’esprit. Dans cet établissement, une fois le portail franchi, chacun vient pour travailler. Et pour apprendre, s’entraîner, se former aux métiers de la voile et du nautisme, aux côtés de professionnels, comme nous l’indique Jean-Yves Le Déro , le directeur de l’école : « Pour faire simple, nous représentons l’aide de l’État aux sports nautiques. Le rôle de notre école est ainsi d’accompagner les fédérations sportives des sports nautiques dans les domaines de la formation professionnelle, dans la pratique de l’entraînement, y compris pour des sportifs de haut niveau, des équipes de France. Nous avons par ailleurs quatre ingénieurs qui travaillent dans la recherche appliquée, dans les domaines de la performance sportive et de l’ingénierie de formation. »

 

DES PARTENAIRES PUBLICS ET PRIVÉS

L’ENVSN déroule aussi le champ de son expertise en dehors de son pré carré, en initiant des opérations sur tout le territoire français. Des actions menées avec le soutien d’acteurs publics et privés, mais aussi celui des collectivités locales et territoriales : « C’est une nécessité absolue pour nous d’introduire des actions en partenariat avec des institutions, des partenaires publics mais aussi privés » souligne à ce propos le directeur. Par exemple, en matière de formation professionnelle, l’ENVSN a noué des accords avec d’autres établissements de renom tels que l’École Navale de Lanvéoc-Poulmic ou encore celui des Glénans, situé dans le Finistère.

Côté aide à la compétition, l’École Nationale de Voile et des Sports Nautiques accompagne notamment Team France Jeune, qui s’entraîne régulièrement en Flying Phantom et en GC32 sur le plan d’eau de l’école, avant d’aller en découdre aux Bermudes lors de la Red Bull Youth America’s Cup à compter du 12 juin prochain. Pour ce faire, l’ENVSN s’est notamment associée au Conseil départemental du Morbihan et à BIC Sport : « Il ne faut pas oublier d’y associer la Fédération Française de Voile, quel que soit le projet que nous initions, nous travaillons toujours sous couvert de la FFV », clarifie Jean-Yves Le Déro .

UN PLAN D’EAU EXCEPTIONNEL ADAPTÉ AUX BATEAUX À FOILS

Tel un véritable campus universitaire, l’école, qui sert aussi de base d’entraînement à l’équipe de France Handivoile, est dotée d’une structure d’hébergement de 140 lits, d’un restaurant d’une capacité de 200 couverts, de salles d’études et de sport, mais aussi d’infrastructures techniques et logistiques de tout premier plan. L’ENVSN fait ainsi la fierté de son directeur, lequel peut notamment s’enorgueillir d’une médaille d’or en Tornado, obtenue aux JO d’été de Séoul de 1988 : « Tous ceux qui découvrent notre école trouvent le site exceptionnel. Par ailleurs, notre plan d’eau, peu agité, est particulièrement bien adapté aux bateaux à foils. D’ailleurs, l’équipe navigante Groupama Team France, avec laquelle nous avons signé une convention, a pu elle aussi profiter de notre aide à l’entraînement lors de sa préparation en GC32. » complète-t-il.

Pour faire simple,
nous représentons l’aide de l’État aux sports nautiques.

Financièrement, l’ENVSN 
fonctionne grâce aux
 subventions versées par 
l’État, pour un budget
annuel estimé à 5,6
millions d’euros. Une manne à relativiser lorsqu’on sait que la masse salariale de l’établissement saint-pierrois représente déjà 4 millions d’euros par an : « C’est vrai, nous disposons d’une véritable force de frappe composée de grands entraîneurs, de pointures, tels que Fabrice Levet ou encore Thierry Poirey. » intervient le directeur, avant d’ajouter, pragmatique : « Nous ne sommes pas en situation de monopole. S’il faut d’abord concevoir notre école comme un service public et institutionnel, permettant entre autres l’obtention de diplômes d’État, et plus globalement comme un accompagnement des sports nautiques, nous savons aussi la nécessité de valoriser davantage notre savoir-faire à l’avenir et nos capacités d’interventions dans di érents registres afin d’augmenter nos recettes. »

Trouver le juste équilibre entre la continuité de sa mission d’utilité publique, sa contribution au développement de la voile et du nautisme et la nécessité de faire fructifier son entreprise en attirant à l’avenir encore plus d’élèves et de marins pour poursuivre son développement, le défi est de taille pour l’ENVSN, qui entend bien le relever.

GRAINES DE STARS

Depuis fin 2015, Team France Jeune porte le label de la Filière d’Excellence Team France, avec l’appui et le soutien de partenaires institutionnels, publics mais aussi privés, parmi lesquels Groupama. L’objectif  de cette filière d’exigence, vise notamment à former de jeunes et brillants sportifs, pour les préparer au haut niveau et les faire ensuite participer sous la bannière tricolore à des compétitions de niveau international.

En à peine plus d’un an, la Filière d’Excellence Team France a déjà frappé un grand coup en remportant le Tour de France à la Voile dans la catégorie Amateurs. Et en détectant et sélectionnant les huit jeunes régatiers (âgés entre 20 et 23 ans) qui participeront en juin prochain à la Red Bull Youth America’s Cup : « Au départ, fin 2015, nous avons reçu 150 candidatures et nous avons d’abord sélectionné 30 dossiers. » précise Louis Viat, le directeur sportif. Les sélections se sont ensuite poursuivies au fil des semaines, lors de différentes régates courues sur Flying Phantom et Diam 24, jusqu’au choix définitif des huit membres de l’équipage, arrêté en décembre 2016. En dehors des prometteuses qualités sur l’eau des huit sélectionnés, c’est leur motivation à vivre en collectivité durant presque deux ans, tout en conciliant vie étudiante ou professionnelle, et projet sportif collectif d’une telle envergure, qui a fait pencher la balance en leur faveur.

La Filière d’Excellence Team France ambitionne de construire un projet pérenne, afin de disposer à terme d’un vivier conséquent de marins français qu’elle aura formés aux exigences du haut niveau, en les faisant évoluer toute l’année sur différents types de bateaux et de compétitions.

RED BULL YOUTH AMERICA’S CUP 2017

La Red Bull Youth America’s Cup est une compétition réservée aux 18-24 ans qui se disputera aux Bermudes du 12 au 22 juin 2017.

Douze équipages s’y affronteront en deux poules de six sur des catamarans AC45F équipés de foils. Les quatre premiers jours (chaque équipage de chaque poule régate deux jours) seront consacrés aux phases de qualifications.

À l’issue de ces épreuves qualificatives, la finale devrait voir s’affronter les huit meilleurs équipages pendant les deux jours de la finale, les 21 et 22 juin 2017.

RENCONTRE AVEC ROBIN FOLLIN, Barreur – Skipper

À seulement 21 ans, Robin Follin est le skipper attitré de Team France Jeune. Le marin du Club Nautique de Sainte-Maxime,  aussi à l’aise sur l’eau à diriger un équipage, que pour répondre devant un micro, nous parle comme un vieux loup de mer de son aventure au sein de la filière. 

Robin, que t’a apporté la filière Team France Jeune ?

L’occasion de faire mes premiers pas dans le monde de la navigation professionnelle et d’entrer dans une organisation structurée d’une telle envergure. Avec Team France Jeune, je touche du doigt la voile de haut niveau et c’est génial.

Qui dit haut niveau dit aussi davantage de pression. Tu vis ça comment ?

C’est vrai, mais c’est le lot de n’importe quel sportif professionnel, il faut être costaud mentalement. Personnellement, je travaille cet aspect depuis des années car c’était une de mes faiblesses au départ.  Aujourd’hui, je crois que c’est au contraire devenu un de mes points forts de savoir répondre présent le jour J.

Comment as-tu réagi lorsque tu as appris que tu serais à la barre du bateau Team France Jeune pour la Red Bull Youth America’s Cup?

L’équipe d’encadrement m’a appris la nouvelle juste avant les fêtes de fin d’année, à la fin d’un entraînement en rade de Brest, autour d’une table. Ca a été pour moi un énorme soulagement car j’étais en concurrence avec deux excellents barreurs. J’ai mis quelques jours à atterrir (il rit) mais je me suis remis la tête dans le guidon dès début janvier.

Tu as passé avec succès les phases de sélection, tandis que certains n’ont pas été retenus. N’était-ce pas trop dur de voir ses potes quitter l’aventure ?

Si, bien sûr, quand tu navigues avec les mêmes gars durant des mois, il y a forcément une part d’affectif qui entre en jeu. Il faut faire abstraction de cela, déposer ses états d’âme, poursuivre son but et se dire qu’un pote reste un pote, quoi qu’il arrive.

Penses-tu-avoir progressé depuis que tu as intégré la filière ?

Evidemment. D’abord, je n’avais quasiment jamais navigué en multicoque alors qu’avec Team France Jeune on ne fait que ça. Il m’a donc d’abord fallu faire une grosse mise à jour technique. J’ai aussi beaucoup appris dans la gestion humaine d’un groupe, la vie en collectivité. Enfin, je découvre la prise de « lead » dans le domaine sportif. C’est un apprentissage de chaque jour et une magnifique expérience, qui me servira aussi dans ma vie personnelle.

As-tu un modèle comme skipper ?

Je n’en ai pas un en particulier mais plusieurs. Franck Cammas, François Gabart et d’autres encore… Franck, lorsque j’étais gamin était pour moi une espèce d’idole. Aujourd’hui, je suis skipper dans une filière dont il est lui-même à l’initiative, c’est formidable. Un jour, c’est mon rêve le plus fou, j’espère que moi aussi je participerai en tant que navigant à la Coupe de l’America.

Robin, es-tu confiant pour la Red Bull Youth America’s Cup ?

Ce que je peux dire, c’est que nous sommes dans une très bonne dynamique. On bosse vraiment super bien sur l’eau et dans une excellente ambiance. Bon, pour l’instant, on navigue seuls, sans confrontation c’est donc difficile de se prononcer. Mais, quoi qu’il en soit, soyez certains qu’une fois aux Bermudes, on donnera tous le maximum pour aller au bout.

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Cammas et Groupama : une fidelité victorieuse

Entre Franck Cammas et Groupama, l’histoire dure depuis près de 20 ans. Un partenariat riche de succès retentissants pour le skipper comme pour l’entreprise. Retour en images commentées par Franck, sur les bateaux et les courses mythiques qui ont participé de cette association hors du commun.

Au début de ma relation avec Groupama, on apprend mutuellement à se connaître. Ce qui était vraiment fabuleux, c’était la force de notre enthousiasme partagé. Les responsables de Groupama découvrent alors un nouvel univers, celui de la voile : l’ambiance des Grands Prix, la problématique technique liée à ce sport et, bien évidemment, toute la communication à déployer a n de fédérer tout un groupe autour de ce nouveau projet. Groupama créait ainsi un précédent en matière de partenariat sportif, en lançant un projet technologique de A à Z ; mais également humain, comprenant la constitution et l’accompagnement d’un team complet.

GROUPAMA 1 (1998) : GENÈSE DE L’AVENTURE

Notre premier bateau. On le reconnaît grâce à sa déco initiale. Sur cette photo, il s’agit de notre premier Grand Prix en commun, à la Trinité-sur-Mer où, de mémoire, nous avions fini à la deuxième place. Le bateau avait à peine 2 mois, cette place était donc un super résultat, avec notamment 0 souci de fiabilité du bateau. J’avais rencontré Groupama l’année précédente et nous avions signé notre premier contrat fin 1997 pour une durée de 4 ans. 10 mois après cette signature, le trimaran Groupama 1 était déjà mis à l’eau ! Quand je repense à cette époque, je n’avais aucune expérience de ce type de très grand bateau, je n’avais même jamais couru un Grand Prix en tant qu’équipier. Je venais de gagner la Solitaire du Figaro mais ça n’avait rien à voir. C’est aussi à cette période que j’ai commencé à beaucoup travailler avec les ingénieurs à la construction d’un bateau. Je découvrais un nouvel univers en somme, mais c’était pour moi un rêve de pouvoir naviguer sur ce type de bateau, à l’époque, il s’agissait des engins les plus rapides sur l’eau. Bien sûr, il y avait du stress mais surtout énormément d’excitation.

GROUPAMA 2 (2004) : PLACE À L’INNOVATION

Après six années passées à naviguer avec Groupama 1, nous mettons à l’eau son successeur Groupama 2, en 2004. L’expérience acquise au cours de ces six premières années avec Groupama 1, aura permis la construction de Groupama 2, un engin bien plus performant et innovant que le précédent, au même titre que l’équipage, bien plus mûr. Il y a eu un gros travail en amont, nous avons notamment réalisé des tests en bassins de carène. C’était une première avec ce type de bateaux sur les flotteurs. Nous avons également e ectué des calculs hydrodynamiques pour faire évoluer les formes de coques. Je dirais que d’un travail d’architecte sur Groupama 1, nous sommes passés avec Groupama 2 à un travail d’ingénieurs, c’était très novateur à l’époque. Dès sa mise à l’eau, le bateau était tel que je l’imaginais, incroyablement abouti. Résultat, dès les premiers Grands Prix il était extrêmement rapide. A telle enseigne qu’on nous avait d’ailleurs reproché à l’époque d’avoir tué le circuit, c’est dire… Je pense d’ailleurs que ça reste le meilleur multicoque 60 pieds jamais construit dans le monde.

GROUPAMA 3 (2006) : LE MONDE COMME TERRAIN DE JEU

L’objectif clair de ce maxi-trimaran était – c’était très dans l’air du temps à cette période – d’établir un nouveau record absolu de tour du monde, au Trophée Jules Verne, en parcourant Brest/Brest après avoir fait le tour de l’Antarctique. Groupama a tout de suite adhéré au projet. Vous savez, faire du sponsoring ce n’est pas juste faire un chèque et mettre un autocollant sur un bateau. Il faut ensuite savoir se servir du bateau, de l’événement pour communiquer efficacement. Sportivement, notre but était donc de battre le record que détenait Orange 2 de Bruno Peyron qui, en 50 jours, avait, avec un bateau de 37 mètres, explosé le précédent record. Dans le détail, Groupama 3 n’était pas forcément plus abouti que Groupama 2 mais le changement principal résidait dans sa taille (31,50 mètres contre 18,28 mètres pour Groupama 2), sa robustesse et sa maniabilité, pour un équipage de seulement 10 marins. On avait donc fait pour cette tentative de record du monde, le pari audacieux de l’e icacité sur la puissance pure. Au Jules Vernes, lors de notre première tentative en 2007, on casse un flotteur en Nouvelle-Zélande et… le bateau chavire. Je me souviens que j’étais encore dans le bateau renversé lorsque j’ai appelé le Directeur général de Groupama qui m’a tout de suite dit : « Il faut ramener le bateau, le réparer et repartir ! ». C’était une jolie marque de confiance qui a réconforté tout l’équipage qui savait que ce bateau était potentiellement armé pour battre ce record. On repart deux ans plus tard, début décembre 2009, et cette fois on casse une cloison à l’entrée des mers du Sud. On a quand même le temps de remonter avant de repartir en janvier 2010 depuis Brest. Sauf que cette fois, la météo est très mauvaise. On sait qu’il faut néanmoins tenter le coup et, au final, malgré des conditions vraiment pas idéales, on bat le record du monde en 48 jours ! On était tous hyper heureux même si je reste persuadé que ce bateau était capable de passer sous les 45 jours… Ensuite, on a adapté le bateau pour la course en Solitaire et quatre mois après, je gagnais la Route du Rhum à la barre de Groupama 3.

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GROUPAMA 4 (2011-2012) :  COUP DE MAÎTRE

Ce que j’ai toujours apprécié avec Groupama c’est sa capacité à anticiper les événements afin d’accroître nos chances de victoire sur l’eau. Ainsi, j’étais encore en train de courir le Jules Vernes, au beau milieu de l’Atlantique Sud, lorsqu’on a acquis, dès 2010 donc, notre bateau d’entraînement pour participer à notre première Volvo Ocean Race 2011-2012. Il s’agissait d’un monocoque, une première pour nous. Je dirais que nous avons pris certains risques techniques par rapport à nos concurrents, car notre ambition était d’apprendre lors de notre première participation à la Volvo Ocean Race pour tenter de gagner à la deuxième. On partait dans l’inconnu mais il s’est avéré que nos innovations nous ont permis d’être tout de suite compétitifs. Je me souviens d’ailleurs que sur le parking du départ, à Alicante, je m’étais dit en faisant le tour des bateaux concurrents que celui qui me semblait le meilleur était… le mien. Nous sommes montés en puissance tout au long de la compétition, jusqu’à finir par remporter cette 11 e édition. Nous étions d’autant plus heureux de cette victoire, qu’elle récompensait notre constance, notre progression au fil des jours dans une course très longue (19 manches, 8 mois et 10 jours) et où les équipages français n’avaient jamais véritablement brillé. Les Anglo-Saxons, qui ne nous prenaient pas spécialement au sérieux au début de la compétition, avaient même fini la course en naviguant un peu plus à la française, en partageant nos options, notamment dans le routage (Franck arbore un large sourire). Gagner cette course renommée à l’international, était aussi une belle victoire pour la notoriété et l’image de Groupama en dehors de nos frontières.

Franck Cammas n’est jamais aussi à l’aise qu’en mer, à bord d’un bateau. Il n’empêche, sur terre aussi, le skipper peut s’enorgueillir d’avoir reçu de prestigieuses distinctions.

CHEVALIER DE LA LÉGION D’HONNEUR (2011)

(On lui montre la photo de la cérémonie, Franck sourit, même s’il semble un peu mal à l’aise à l’idée d’évoquer sa distinction). C’est le jour où j’ai été élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur. Vous savez, même si c’est moi seul qui ai reçu cette médaille, je sais qu’elle récompense toutes les victoires acquises en équipe depuis des années. Ce titre honorifique est donc aussi le fruit du travail de tous mes coéquipiers, et de celui de Groupama, qui m’accompagne depuis 1997.

MARIN DE L’ANNEE (2012 ET 2013)

Ma priorité a toujours été la course, je ne me suis jamais battu pour obtenir de distinction de la part d’un jury. Cependant, je suis satisfait d’avoir obtenu ce prix de Marin de l’Année, c’est très bien pour moi, et pour Groupama dont je suis le skipper.